Dans l'éthique animale il y a deux courant (par contre je ne connais pas les francionistes) les réformistes (welfar en anglais) et les abolitionnistes (rights).
Les personnes qui sont en faveur d'une procédure réformiste sont pour un changement de la condition animale progressive, on peut résumer ça a une amélioration des conditions de vie, tandis que les abolitionnistes sont pour un changement radicale et donc immédiat des conditions de vie animale.
Selon les abolitionnistes, le réformiste peut nuire à l'évolution des conditions de vie animales, car en permettant une amélioration des élevages cela pourrait amoindrir le sentiment de responsabilité envers eux, ou simplement la sensibilité face à la cruauté de détention. En effet si les condition de détention sont acceptable voir même très correcte, les hommes ne seront-il pas moins sensible à la cause animale, puisque ce n'est pas principalement le fait de tuer l'animal qui choque mais la façon dont il traité et la souffrance qu'on lui inflige.
Les abolutionnistes on donc peur que le réformisme nuise a long terme à la cause animale. Cependant, dans l'urgence et le contexte, seul une approche réformiste semble possible. En effet si l'on refuse tout réformisme on refuse toute amélioration des conditions d'exploitation puisque les sociétés dans lesquelles nous vivons ne sont pas prête du tout à abolir cette exploitation. Devons nous laisser les animaux d'aujourd'hui rester dans ces conditions terribles dans l'espoir de créer une révolte face a se système ('est un peu le principe marxiste qui dis que pour qu'une révolution se face il faut que les hommes soit dans un misère tel qu'ils n'aient plus rien a perdre). Seule des conditions terrible de détention touche les populations et les améliorer pourrait détacher les populations de la cause animale puisqu'elle se satisferait simplement d'une amélioration.
Laisser les animaux d'aujourd'hui dans ces conditions affreuses pour espérer a long terme arriver a une abolition, ainsi plus aucun animal ne souffrirait d'exploitation en théorie, ou alors ne pas abandonner les animaux d'aujourd'hui et à court terme dans ces conditions et tout faire pour les améliorer jusqu'à leur abolition.
Voilà, on peut être abolitionniste dans l'âme et réformiste en acte comme beaucoup d'entre nous, il est difficile de déterminer qu'elle réaction auront les population dans le futur face aux animaux, peut être que la sensibilité se sera accrue et que la mort de l'animale sera vu comme inacceptable... ou pas.
Les réformistes se base sur un principe de progression, c'est la réforme jusqu'à l'abolition logiquement, ça doit dépendre des courants je suppose mais pour ceux qui sont anti-spécistes c'est cela.
Les abolitionnistes ne conçoivent pas de compromis, et donc pas de réforme, les animaux ne doivent plus être exploiter et une amélioration n'est en rien satisfaisante, c'est avancer pour mieux reculer.
Le réformiste traite plus dans l'urgence et prend en compte la réalité présente, tandis que l'abolitionnisme traite à long terme et selon un idéale.
Personnellement je suis abolitionniste dans l'âme, profondément même, mais réformiste dans l'acte, puisque qu'on ne peut décemment laisser ces animaux dans de telle condition, autant leur apporter "le moindre apaisement". Bien sur, si l'on considère qu'à long terme cela nuit a l'abolitionisme, on peut considérer dans une vision utilitariste qu'il vaut mieux sacrifier les animaux d'aujourd'hui pour ceux des autres générations qui grâce a se sacrifice n'auront pas à subir se sort. Bien sur, la valeur intrinsèque et singulière des animaux n'est pas prise en compte, cependant c'est soit la valeur de vie des animaux présent qui est prise en compte soit celle des générations a venir... si on choisit le plus grand bonheur pour le plus grand nombre le choix est vite fait.
Cependant, le fait que le réformisme pourrait être négative n'est qu'une hypothèse que tout le monde ne partage pas.
Voilà, pour les francionistes, désolé mais je ne connais pas.
