Bonjour à tous,
Alors bon, je sais, vous allez dire il y va fort le nouveau, le newbie comme il est noté à côté de mon pseudo. Ce qui m'a mis la puce à l'oreille, c'est le courriel reçu lors de mon premier devoir à rendre pour cette étude, il était signé du Professeur Serge Hercberg. Cet homme esdt loin d'être un newbie en matière de nutrition puisqu'il mis au point, lorsqu'il était chercheur au CNAM, et dirigé l'étude SU.VI.MAX (supplémentation en vitamines et minéraux anti-oxydant) de 1994 à 2002. Depuis il a piloté le PNNS et s'est transformé en Monsieur Nutrition de la nation française, ce qui est tout à son honneur.
Ce que l'on sait moins en revanche ce sont les liens étroits qu'il a tissé avec l'industrie agro-alimentaire. Pour SU.VI.MAX pas moins de 21 sponsors ont accepté d'apporter de l'argent à son étude, son pouvoir de persuasion est des plus efficace, non ? Mais un sponsor ça veut un retour sur investissement.
C'est ainsi, par exemple, que le CIC (Comité d'Information sur les Charcuteries), présidé par le docteur Jean-Marie Bourre (tiens, c'est aussi le président de l'INSERM, un des financeurs de Nutrinet-Santé) a puisé dans le vivier des volontaires de SU.VI.MAX pour mener une grande enquête sur la consommation française de charcuterie. Et le Pr Hercbeg a déduit, grâce aux volontaires, que la consommation de charcuterie n'a pas d'influence directe sur les taux de cholestérol ou de triglycérides, pas plus que sur la glycémie. Les charcuteries n'apportent pas beaucoup d'acides gras saturés, masi elles constituent une source en fer de bonne qualité (sic). Le sponsor a donc été ravi de lire dans le rapport de conclusion que l'étude conduite dans le cadre de SU.VI.MAX fait la preuve que l'on peut concilier charcuteries, alimentation équilibrée et santé. C'est les cochons qui eux ne furent nullement ravis d'un tel épilogue, ils n'ont malheureusement pas pu financer de contre enquête auprès du Pr Hercberg.
Et je pourrai vous en citer d'autres. Je vous invite à lire leexcellent ouvrage "Santé, mensonge et propagande" de Thierry Soucard (journaliste scientifique spécialisé en nutrition pour Sciences et avenir, membres de l'América College of Nutrition) et Isabelle Robard (avocate et spécialisée en droit de la santé).
Enfin bon, pardon de faire long, mias lorsque j'ai vu le nom du directeur de cette étude, j'ai refermé le courriel et abandonné le projet. L'idée de fond de tout ceci, à mon sens, est que les ministère et organismes qui financent cette étude pourront revendre les données aux industries agro-alimentaire et autres néfastes-food pour justifier leur empoisonnement collectif, mais ce doit être encore un coup de ma paranoïa...