Auteur Sujet: Une enquete sociale pour être végétarien..  (Lu 1098 fois)

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Hors ligne Céline

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Une enquete sociale pour être végétarien..
« le: mardi 28 juin 2011, 11:45:36 am »
Bonjour à tous!

Je viens de m'inscrire sur ce forum parce que cette fois ci, j'ai besoin de votre aide. J'espère que ma bouteille à la mer ne restera pas sans réponse, et d'avance, si l'envie vous prenait d'apporter un peu d'aide à notre famille, je vous en remercie sincèrement.

J'ai donné naissance à un magnifique petit garçon, en 2008, Louis, et je m'en occupe seule depuis toujours, étant donné que le géniteur est parti au troisème mois de grossesse.
Ce n'est que depuis quelques mois, après un jugement demandé par ses soins et son avocate, qu'il a obtenu des droits de visites réguliers, malgré son alcoolisme (qu'il traite heureusement).

Depuis les deux ans des mon fils, je suis l'objet d'un harcèlement important, dont je tente de nous sortir, avec grand mal. Mais hier, j'ai reçu un papier d'un juge, saisi par le géniteur et son avocate, où je lis que mon fils refuse de manger de la viande pour ne pas tuer les animaux, lorsqu'il est chez son 'père' (actuellement, une fois tous les 15 jours), et que pour cette raison, il est ordonnée une enquete sociale au profit de mon fils.

Louis aura 4 ans en fevrier prochain, il est en pleine forme, pour ainsi dire jamais malade, sauf quand il rentre de ces fameux WE de visites paternelles, il est joyeux, doux, et pour répondre à sa sociabilité, ill fréquente depuis quelques semaines une petite creche familiale assez géniale, dont la cuisto (végétarienne aussi) lui prépare des petits plats vg et toute l'équipe accepte et respecte voire même partage ces repas, pour notre plus grande joie!

Cette creche est au courant du courrier du juge, et s'attend à recevoir les enqueteurs.

Je m'attends moi même à les recevoir, non sans appréhension, car pour moi, le motif est passablement nul.. Je me sens clairement attaquée pour de mauvaises raisons, et cette fois est celle de trop.

Alors je souhaite d'une part apporter ce modeste témoignage, et recevoir les votres, ainsi que votre aide, afin que les choses se passent au mieux pour Louis, et qu'on en finisse une bonne fois pour toutes avec cette histoire (ça devient dangereux puisqu'entre autres anneries, le géniteur sous entend que nous sommes dans une secte, ce qui est faux bien sur)

Je m'attends à devoir justifier le fait qu'ici on refuse de maltraiter ou tuer un animal, et ça me parait aussi obsolète que d'expliquer pourquoi nous respirons!

A l'aide...

Céline

Hors ligne Pincopallino

Re : Une enquete sociale pour être végétarien..
« Réponse #1 le: mardi 28 juin 2011, 13:50:37 pm »
Bonjour Céline,
ton cas montre bien comment la France est à l'arrière par rapport à beaucoup d'autres pays, sur ce plan.
J'ai signalé ton message au CA, demandant que quelqu'un avec une position plus officielle que moi te réponde. En ce qui me concerne, je peux te donner quelques conseils personnels.

Même si la motivation pour ton végétarisme est l'éthique animale, il ne faut pas la porter en premier. En fait, à part le fait que l'éthique ne s'impose pas et n'est pas forcement partagé par ton interlocuteur, les services sociaux peuvent s'inquiéter que cette démarche ne soit faite sans une bonne connaissance de l'alimentation et ne risque de mettre en danger la santé ton fils. Bien évidemment le végétarisme ne comporte aucun risque, au contraire. Mais on peut imaginer que quelqu'un qui refuse les produits animaux pour l'éthique ne finisse pour se nourrir de chips et de quelque feuille de salade. Au contrarie, tu devrais montrer que ta démarche relève justement d'une réflexion sur la santé et que tu es tout à fait capable de donner à ton fils une alimentation meilleure que celle d'un omnivore. Pas difficile d'argumenter : viande = cholestérol, graisses saturées, protéines acidifiantes etc. etc., ce qui amène à maladie cardiovasculaires et cancer (si si, même chez les petits) alors que céréales complètes, légumineuses, fruits, légumes ne présentent pas ce danger et donnent tout ce dont notre organisme a besoin.
Tu peux argumenter sur la base de la documentation disponible (http://www.vegetarisme.fr/ressources.php?content=ressources_telechargements_fiches) et en contactant l'ASPARES (http://www.alimentation-responsable.com/) pour avoir leur soutient et pourquoi pas une lettre officielle.

Voilà pour démarrer, tiens nous au courant - et bon courage dans ta bataille!
Un quart de ce qu'on mange nous sert pour vivre, les autres trois quarts servent pour faire vivre les médecins (citation trouvée dans un ancien papyrus égyptien)

Hors ligne Nico.

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Re : Une enquete sociale pour être végétarien..
« Réponse #2 le: mardi 28 juin 2011, 16:30:55 pm »
Céline,

Je commence par te souhaiter beaucoup de courage dans cette épreuve.
Et je rejoins tout à fait Pinco dans ses conseils, en rajoutant même que tu devrais lire et garder "sous le coude" l'article paru ce mois-ci dans la revue "Alternatives Végétariennes" (revue de l'asso), en page 42.
Cet article, du Dr Jérôme Bernard-Pellet, intitulé "les enfants végétariens", explique de façon simple mais complète que le régime V n'est non seulement pas néfaste pour les enfants, mais qu'au contraire, il est bénéfique pour leur santé.
Si tu n'as pas cette revue, je veux bien t'envoyer cet article.

Bien à toi,

Nico.

Hors ligne Willyne

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Re : Une enquete sociale pour être végétarien..
« Réponse #3 le: mardi 28 juin 2011, 21:25:47 pm »
Je rejoins aussi Nico et Pinco. Connaissant le système de la protection de l'enfance, pour y bosser (meme si je bosse un peu "en parallèle", mais peu importe), je te dirais que l'essentiel est de montrer que tu es dans la coopération, que tu accueilles l'assistante sociale qui va venir te rendre visite, sereinement, ne pas te sentir attaquée ou te mettre sur la défensive face aux questions qu'on te posera. Part du principe que ces professionels ont pour mission de venir en aide aux enfants et à leur famille, ils ne te connaissent pas, donc, laisse leur le temps de faire connaissance, donne leur l'opportunité de comprendre quelle genre de maman tu es. Ces personnes n'ont pas forcément d'a priori négatif à ton sujet, elles veulent juste s'assurer que ton enfant ne souffre pas de carence éducative, de soin ou de maltraitance.

Si j'étais toi, je ferais faire une prise de sang, ne serait-ce que pour montrer qu'il n'est pas carencé et qu'il y a un médecin qui le suit.
 
A mon avis, le moins mauvais des arguments si j'avais à justifier de mon végétarisme, ce serait de dire que moi, j'y ai senti un gros bénéfice santé et qu'après m'etre documenté sur le sujet, avoir questioné le médecin etc... je me suis rendue compte qu'on avait tout à y gagner donc, naturel d'en faire bénéficier mon enfant  etc....
Pour te donner une idée, pour ne pas avoir de soucis à la crèche par rapport au fait que je fourni des yaourts de soja pour mon fils, je leur dit que les produits laitiers le rendent malade et qu'il y a pas mal de cas d'allergie ou d'intolérance aux produits laitiers dans la famille et que le médecin me suit et est OK. Bon, meme si c'est vrai, j'aurais pu mettre d'autres arguments en avant, mais je sais que c'est le seul qui soit "percutant" à leurs yeux et ne lève pas de "soupçons" sur ma façon de m'occuper de lui.

Par contre, moi, je ne ferais pas intervenir l'AVF, en tout cas, pas tant qu'il n'y a pas de soucis (à ce stade il n'y en a pas), car ça peut etre pris justement comme un "parti pris sectaire", après tout, connaissent-ils l'AVF? Non biensur, et on ne sait jamais ce qui peut se cacher derrière une association, quand on ne la connait pas....

A mon avis, ce papa parti aux 3 mois de ta grossesse ne peut pas faire beaucoup poids..... Explique-leur votre histoire, donne leur moyens de comprendre comment "tout cela" est arrivé, ce qui motive tes choix. Ce monsieur tente tout ce qu'il peut pour arriver à ses fins, c'est évident. Après, je ne le connais pas, tout ça..... mais d'après ce que tu en dis, il parait évident que ce n'est pas toi qui est en cause mais que c'est une tentative désespérée de sa part.....

Sache aussi que depuis 2007 (loi réformant la protection de l'enfance), les mesures "administratives" doivent toujours etre favorisées lorque c'est possible. Autrement dit, on ne recoure à des mesures coercitives que lorsque : l'enfant et en danger ET que le parent n'est pas dutout coopérant. J'ai pas l'impression que tu cadres avec ce cas de figure.... Keep cool.....  :)

Hors ligne inve

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Re : Une enquete sociale pour être végétarien..
« Réponse #4 le: mercredi 29 juin 2011, 15:55:48 pm »
Tu pourrais contacter l'ICDV:
http://www.icdv.info/
Paris Vegan Day, 1 et 2 octobre 2011!

Hors ligne Willyne

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Re : Une enquete sociale pour être végétarien..
« Réponse #5 le: mercredi 29 juin 2011, 20:25:50 pm »
C'est une bonne adresse à connaitre.....
Mais je maintiens ce que je disais plus haut, à savoir que selon moi, à ce stade (enquete sociale) il serait mal vu et pas forcément (pour ne pas dire pas dutout) en faveur de Céline de se mettre sur la défensive en faisant intervenir des personnes extérieures.
Ce monsieur a fait part d'informations "à caractère inquiètant" (puisqu'il aurait parlé d'appartenance à une secte etc... ou que sais-je encore). Donc, les services sociaux font juste leur boulot en enquetant.
Une enquete sciale, ce n'est pas une attaque portée sur une personne, ce sont les sercices sociaux qui évaluent la pertinence de proposer une mesure éducative à une famille, suite à une information jugée inquiétante qui a pu etre donné sur cette famille. On commence par vérifier si ces informations sont fondées ou pas. C'est normal. C'est très angoissant et très désagréable, je le comprends très bien, mais la démarche est normale dans le cas présent et à ce stade. Donc, inutile de rentrer en conflit avec les services sociaux qui ne font que leur boulot, ce n'est pas la peine d'aller les vexer, comme pour tout rapport humain, ce n'est pas un bon point de départ!

Hors ligne Céline

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Re : Une enquete sociale pour être végétarien..
« Réponse #6 le: jeudi 30 juin 2011, 08:22:02 am »
Bonjour à tous les trois, et merci beaucoup d'avoir répondu à ma demande..

Le Dr Bernard-Pellet m'a également proposé une aide non négligeable, grâce à quelqu'un qui lui aura transmis mon post, je l'en remercie également!!

Hier, j'ai appris que l'assistante sociale du secteur avait une permanence le vendredi matin, je dois l'appeler ce matin pour prendre un RV, car pour compliquer l'affaire, mon fils va devoir rejoindre son géniteur pour un mois entier à partir de samedi (en accord avec le jugement précédent), et j'aurai aimé que l'enqueteur(s) voit quand même Louis!

Willyne, sais tu si Louis sera également vu lorsqu'il sera chez son 'père'? Je me pose la question, car il est écrit sur le courrier du juge : Ordonnons une enquete sociale en faveur de l'enfant Louis etc..
Il est également écrit : Deleguons competence au JAF de Cahors aux fins de designer un service idoine.

Le géniteur vit à Limoges, moi également, mais nous avons du nous éloigner, dans le Lot, il y a quelques semaines, pour échapper à cet harcèlement permanent, et moi même pour calmer ma sclerose en plaques qui semble aimer se nourrir du stress que produit le geniteur.  Puisque les enqueteurs seront du Lot, je crains qu'ils ne se déplacent pas en Limousin pour verifier également la façon dont est traité Lou par son autre parent?  L'enquete étant "en sa faveur", ce serait juste que les deux parents montrent de quoi ils sont faits.

A part ceci, je vais essayer, car les delais sont franchement trop courts, d'emmener Lou chez un toubib pour un bilan que je prefererais sincèrement exempt de prise de sang (est ce possible d'appuyer un examen clinique avec un simple examen urinaire dans ce cas?).

J'aurai aimé que les enqueteurs voient également comment Lou interagit avec ses camarades de crèches, et entendent les deux directrices à ce sujet, car l'une d'elles est éducatrice, et je pense que son avis a une certaine valeur. Elles ont toujours été généreuses et rassurantes à son égard, me disant que Lou était très agréable et attentionné envers ses petits collègues, etc.. Lou peut etre très fier de lui!

Et puis, tant que j'y pense, désolée, ça sort un peu dans le désordre, mais la cuisinière de la creche m'a parlé de quelque chose qui va vous faire plaisir je pense!
Avant hier, elle avait fait un énorme paté végétal pour Lou, pour remplacer un poulet en plat principal et un paté en entrée. Et bien figurez vous que les autres enfants ont boudé la viande pour avoir du "Gétal"! ;) Louis était parait il très fier de partager avec les copains, et les enfants ravis de manger ce fameux paté végétal. Quand au personnel de la creche, il a tout simplement fait la demande à notre cuisinière de réiterer l'experience régulièrement!

Etant donné que Lou vit ses derniers jours dans cette creche formidable, avec une des deux directrices, nous avons décidé d'offrir un gouter aux enfants cet après midi ou demain, avec un gros gateau sans lait ni oeufs (car l'un des petits ne supporte pas le lait), pour dire au revoir. La proposition est venue de la directrice elle même qui s'est beaucoup attachée à Louis, et j'en ai profité pour proposer un gateau végétalien dans la foulée, elle a volontiers accepté, par curiosité!

Voilà, il existe des gens tout à fait ouverts d'esprit, prets à accueillir les differences sans juger, c'est un peu bon comme dirait Louis!! :)

Je songe à imprimer quand même quelques données concernant le bien fondé médical du choix d'un 'régime' végétarien, car je pense que beaucoup de gens ignorent même en quoi ça consiste réellement (combien nous proposent du poisson lorsqu'on se dit végétarien?).

Encore merci pour votre aide, elle m'est précieuse.

Céline

Hors ligne Willyne

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Re : Une enquete sociale pour être végétarien..
« Réponse #7 le: jeudi 30 juin 2011, 21:43:53 pm »
Là, vraiment, il est difficile pour moi de te dire, je ne connais pas le détail de la situation, ni l'histoire dans son ensemble etc.... Pour y voir clair, tu peux demander conseil à une maison de la justice et du droit, maison du droit, maison du citoyen .... tous ces termes désignent la meme chose mais le nom peut varier d'une ville à l'autre. Avec une recherche internet, tu devrais facilement trouver les cordonnées de l'une d'elles près de chez toi.

Tu peux également prendre contact avec un CIDFF (Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles). Je ne sais pas comment sont les CIDFF des autres villes, mais celui de la mienne est vraiment bien et soutien énormément de femmes, notamment dans des situations qui ressemblent à la tienne. Souvent, on y trouve, entre autres, des psy et des juristes. Il y aura surement une juriste pour te permettre d'y voir plus clair. Le lien pour trouver le plus proche de chez toi :

http://www.infofemmes.com/v2/accueil.html

Pourquoi souhaites-tu absolument éviter une prise de sang? L'analyse d'urines ne peut pas donner grand chose, mais enfin, c'est juste une idée que je te donnais, une suggestion, fais-en ce que tu veux.... De toute façon, ce qui va les préoccuper n'est pas tant le fait qu'il soit carencé ou non via une analyse (là, il y a d'autres moyens de prouver que c'est réglo, notamment si tu as le soutien d'un médecin), mais aussi ta posture éducative par rapport à tout ça (lui interdit-tu tout bonnement la viande, le traumatises-tu avec des histoires d'animaux qui souffrent, le mets-tu à l'écart de la société etc... tout ce qui peut jouer dans son équilibre psychologique et sa socialisation).

Leur préoccupation sera sans doute aussi de voir si toi (et ton ex?) vous faites la part des choses entre votre histoire conjugale et votre role de parent avec Louis. Les parents qui mélangent tout, qui mettent leur enfant au milieu d'un conflit de couple, s'en serve pour se venger de l'autre etc.... évidemment c'est mal vu.
Si tu penses que ton fils peut etre en danger avec lui, fais-le savoir clairement, argumentes-le. De quelle nature était ce harcellement? As-tu déjà porté plainte? Y a t-il eu des visites médiatisées et comment se sont-elles passées / Comment se sont passés les moments qu'ils ont eu ensemble depuis la reprise de contact?

En gros, pour un travailleur social et pour caricaturer, soit tu refuses qu'il voit son père parce que tu es en colère après lui en tant que femme. Soit parce que tu penses que ton fils est en danger auprès de lui. Et si c'est le cas, il faut le prouver, l'argumenter. Et là, ça ne relève plus du JAF (juge aux affaires familiales), mais de l'assistante sociale de secteur ou du juge pour enfant.
J'ai pas compris l'histoire de Cahors / Limoges /Lot. Cahors, c'est plus près de chez toi (maintenant), je suppose?

N'hésite pas non plus à poser tes questions à l'assistante sociale de secteur, elle est là pour ça, sans doute meme qu'elle appréciera que tu te fies à son expérience et ses conseils.

Si le forum ne te semble pas le bon endroit pour évoquer certaines choses, n'hésites pas non plus à prendre contact par message perso.....

Hors ligne Céline

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Re : Une enquete sociale pour être végétarien..
« Réponse #8 le: vendredi 01 juillet 2011, 11:16:43 am »
Merci pour cette réponse Willyne,
Je serais tentée de m'exprimer par message privé, mais je me dis que ce que nous vivons pourra peut etre servir à quelqu'un d'autre.
Et puis, je n'ai pas grand chose à cacher finalement!

Il est arrivé une fois que je refuse de laisser Lou à son 'père', avant que le jugement ne soit ordonné, et pour une raison toute simple : il est arrivé chez moi empestant l'alcool. Je l'ai donc franchement poussé vers la sortie, et effectivement, il ne l'a pas vu pendant 15 jours. A l'origine, je lui avait proposé de venir le voir à volonté, chez nous (c'est à dire chez Lou et moi), sous ma surveillance (je ne voulais pas qu'il conduise en l'ayant dans la voiture, du fait de son alcoolisme).
Puis, étant donné que le géniteur avait justement du mal à faire la part des choses entre : La mère facilite les rapports entre lui et notre fils, et la femme lui tend une perche (pour rester polie), j'ai limité les visites à deux par semaines, deux après midi, toujours chez nous, puisqu'à l'époque, il n'avait toujours pas arreté de boire.
C'est à la suite de ça qu'il est arrivé franchement alcoolisé chez nous et que je l'ai envoyé se faire soigner avec ultimatum.
Ce qu'il a entrepris (il a suivi 4 séances chez un psy.. passons).

Je lui ai également demandé de se trouver un logement decent, comprenant une pièce pour Louis, pour l'accueillir éventuellement la nuit. Et de trouver un travail, car à l'époque, il était completement sorti de la societé et sa vie se resumait à boire et batifoler.

Trois mois après ma demande, les choses ont été faites. On aurait pu s'entendre s'il n'avait pas tenté régulièrement de me faire du rentre dedans. Comme je refusais systematiquement, il s'est mis à me harceler, ainsi que mon entourage familial, mes amis, mes collègues de travail et mes clients. Moi je lançait une petite entreprise, je n'avais vraiment pas besoin de ça, donc j'ai coupé toute communication avec lui, c'est à dire que je me suis cantonné à envoyer des mails très courts indiquant dates et heures, avec demande de confirmation ou non.

C'est à partir de là qu'il a fait appel à son avocate, et demandé un droit de visite au juge qui a été bien moins clément que moi puisqu'au départ, il lui a limité les visites à deux heures le dimanche, puis l'après midi, et enfin depuis peu, les WE et moitié de vacances scolaires.

Je n'ai jamais refusé que Louis connaisse son 'père', car il me semble qu'il lui est necessaire de se faire sa propre opinion, laquelle ne me regarde pas. Je refuse tout bonnement de m'en meler, justement parceque cet homme, pour ma santé physique et morale, doit sortir de ma vie.

J'ai du changer de numéro, et dernièrement, m'éloigner de ma ville natale, régulièrement, parceque ç'en été arrivé à me suivre, noter mes déplacements, et me demander clairement avec qui j'étais, et ce que je faisais, sous couvert de : "que fais tu vivre à mon fils?!"
Je n'avais personne dans ma vie à cette époque, mais son refrain était que je cherchais un nouveau père pour Lou..J'avais la tete dans le guidon, partagée entre l'éducation de mon fils et le lancement de mon activité, je ne vois pas bien comment j'aurai pu me payer le loisir de fréquenter un homme, d'autant plus que j'en étais alors passablement dégoutée..

Voilà où nous en sommes maintenant, j'ai entamé un déménagement dans le Lot, là où je me suis refugiée, et je cherche une maison pour nous accueillir, Lou, moi, ainsi que mon nouveau compagnon, et ..notre futur enfant! Louis ne vit pas très bien les allers retours, pleure souvent, car le geniteur lui laisse entendre que "maman ne reviendra pas", ne le securise pas. Je pleure également à chaque fois de le voir ainsi, de la pression qu'il nous met.  Mon compagnon ou sa mère avec qui je suis très proche, m'accompagne systematiquement pour éviter tout débordement, et attester que j'ai bien suivi le jugement. Ils sont également là pour nous ramasser à la petite cuillère malheuresement.

Demain, mon fils devra passer un mois entier avec le geniteur, et il le vit très mal, depuis trois jours, il hurle et pleure beaucoup, et je tente de lui expliquer que maman, quoiqu'il arrive sera là pour venir le chercher à la fin du mois. Ca le stresse, je le vois, et ça me mine, parceque les derniers jours que nous passons ensemble sont proprement gachés par l'évenement, qui devrait etre heureux : il sera en vacances avec son 'pere', et moi je pourrais me reposer de plus de trois ans de ce boulot si prenant qu'est celui de maman! Au contraire, ça se passe sur fond de crise, de larmes, et même si nous faisons de notre mieux pour qu'il comprenne que nous ne le laisserons pas, il verse dans la colère permanente. Hier soir, il m'a craché au visage.. c'est un enfant doux, calme et respectueux, autant dire que je l'ai pris comme une gifle..

Concernant le vegetarisme, je ne lui explique pas comment on torture les animaux pour les tuer et les manger, mais je lui dit qu'on les tue, et qu'ici, on est pas d'accord avec ça, qu'on ne peut pas faire souffrir le chat en lui donnant un coup de pied par exemple, parce qu'on respecte les gens comme les animaux.
Je ne lui interdis pas vraiment la viande car ici, il n'y en a pas, même si mon compagnon n'est pas végétarien, il respecte ça, et n'en ramene pas à la maison. D'autre part, il est libre d'en manger chez son 'père', je ne me suis jamais permise d'interferer dans sa façon de l'alimenter. Et ^pour finir, à la creche, la cuisinière adorable que nous avons lui mitonne du végétarien bien volontiers, et s'il arrive pas accident qu'il mange de la viande, et bien, soit, ce n'est pas un drame. Simplement, on s'est mis d'accord pour ne pas lui en proposer. Il en demande régulièrement là bas, et il en a mangé, pour voir, pour finir par dire qu'il n'aimait pas, et se servir dans son plat végétarien. Depuis, il demande systématiquement, plus pour etre sure je pense, qu'il n'en mange pas, ou pour faire comme les copains, que par reel envie. Il m'a été confirmé par le personnel qu'il mangeait beaucoup plus et facilement lorsque son menu ne contient pas de viande.

Il n'est pas mis à l'écart du fait de son 'régime', au contraire, il partage volontiers son menu (car la cuisto en fait souvent pour 10!), que se soit avec le personnel qui mange avec les enfants qu'avec les copains eux meme.

Il est prévu l'année prochaine de le scolariser dans le village, et une partie du personnel se deplace pour prendre le peu d'enfants en maternel qui mangent à la cantine pour les faire manger à la creche, donc il n'y aura pas de rupture brutale de se coté là, ni pour son alimentation, ni surtout pour ses liens avec ses copains.


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Re : Une enquete sociale pour être végétarien..
« Réponse #9 le: vendredi 01 juillet 2011, 21:46:37 pm »
En fait, avec tout ce que tu énonces, je suis un peu étonnée de la décision du JAF (mais bon, ce ne sera pas la 1ère fois...). Avais-tu fait part de tout ces éléments au JAF à l'époque, avais-tu pris un avocat? As-tu fais appel de la décision?As-tu déjà porté plainte (pour le harcellement)? Avant ce mois de vacances, a t-il eu déjà eu des gardes avec hébergement (du style un week-end ou une semaine) et comment ça s'est passé?
J'ai l'impression que la démarche de signalement, c'est presque plutot toi qui aurais du la faire!
Lorsqu'il sera chez lui, y a t-il quelqu'un de son entourage, comme sa mère, qui pourra veiller au bon déroulement du séjour?
Un mois dans ces conditions, je trouve ça super long à son age, je ne veux pas en rajouter une couche mais d'après ce que tu me dis, ce JAF, je le trouve hum.....
Si il y a une possiblité de danger (physique ou morale) pour ton fils lorsqu'il est chez son père et que tu le signales, sache que théoriquement le dossier passera entre les mains du juge pour enfant, dont la décision "prévaut" sur celle du juge aux affaires familiales.
Vu ce que tu décris, je trouve que ça vaut vraiment le coup que tu en touches un mot à l'assistante sociale de secteur. Mais il a bien du avoir une enquete sociale lui aussi avant d'avoir ce droit d'hébergement, non?

Et si ton fils te parait perturbé en revenant de chez son père, n'hésites pas à lui faire passer un bilan chez un(e) bon(ne) psy, déjà, pour ton information personelle en tant que maman et comme pièce au dossier si tu demandes une révision du jugement...

Je compatis sincèrement, ça doit etre une situation extremement difficile à vivre....

Hors ligne Twizzle

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Re : Une enquete sociale pour être végétarien..
« Réponse #10 le: lundi 04 juillet 2011, 14:07:31 pm »
Bonjour Céline,

Tout d'abord, un grand bravo pour ton courage, à la fois pour avoir permis à ton enfant de ne pas participer au massacre des animaux face à la végéphobie ambiante, et pour l'avoir protégé autant que tu le pouvais dans la situation vraiment dure que tu décris avec son père. Les enfants réagissent souvent de manière désordonnée, parce qu'ils peuvent se sentir vraiment désemparés; ton fils a la chance d'avoir une mère qui le comprend.

Ceci dit, désolé si je vais te donner des conseils très différents de ceux qui t'ont été donnés par les autres membres du forum, au risque de t'embrouiller.

D'abord, je ne comprends pas le raisonnement de Pincopallino:

Même si la motivation pour ton végétarisme est l'éthique animale, il ne faut pas la porter en premier. En fait, à part le fait que l'éthique ne s'impose pas et n'est pas forcement partagé par ton interlocuteur, les services sociaux peuvent s'inquiéter que cette démarche ne soit faite sans une bonne connaissance de l'alimentation et ne risque de mettre en danger la santé ton fils.

Il me semble comprendre que ta motivation est d'abord, ou au moins de manière importante, le refus de manger les animaux et il me semble important que tu le dises, et que tu demandes que cette motivation soit respectée.

Sur un plan militant général, je ne trouve pas bon de conseiller aux végétariens de cacher leurs réelles motivations. La compassion n'est pas une honte, et nous n'avons pas à en avoir honte.

De plus, sur un plan pratique, sauf si tu es médecin, il est difficile de faire admettre que tu es compétente en matière de santé, plus compétente par exemple que les organismes officiels français qui sont systématiquement hostiles au végétarisme. Par contre, tu es compétente en matière de choix éthiques. Ils n'ont pas à juger tes choix éthiques.

La PMI et le reste doivent respecter tes choix éthiques, tout comme ils respectent ceux d'une personne qui refuse, pour des raisons religieuses, de donner du porc à son enfant. Tu n'as pas besoin d'essayer de les convaincre, et donc tu n'as pas besoin d'en discuter avec eux en long et en large. En France, la liberté de conscience existe.

Se mettre sur le plan uniquement de la santé est dangereux, parce qu'ils te diront que tu n'es pas compétente. De plus, les arguments du genre "manger beaucoup de viande donne du cancer" ne permettent pas de refuser d'en manger un peu. Ils ne valent pas non plus pour le poisson. En somme, ils ne permettent pas de justifier le végétarisme, mais seulement une réduction modérée de la consommation de certaines viandes.

Dans le cas d'une conviction des parents qui peut mettre en danger la santé de l'enfant, comme par exemple dans le cas des Témoins de Jéhovah qui refusent les transfusions, les services de l'enfance peuvent intervenir. Mais ils doivent démontrer qu'il y a danger, et non simplement dire qu'ils sont en désaccord avec les idées des parents.

Mais dans ce cas, c'est aux services sociaux de démontrer qu'il y a un danger. Tu ne dois pas te sentir sur la défensive. Si on te dit qu'il y a de graves risques de carences, tu dois demander lesquelles. Tu dois répondre point par point. Par exemple, s'ils disent qu'il peut y avoir carence en B12, tu dois leur montrer que tu donnes de la B12. Si tu n'en donnes pas, de fait tu devrais en donner; ainsi, tu peux transformer l'interaction avec eux en une chose positive, pour corriger les carences éventuelles de l'alimentation de ton enfant. Sache que tout problème de carence dans un régime végétalien peut se résoudre avec des solutions végétaliennes.

Je pense que tu n'as pas à faire pratiquer une prise de sang préventivement. S'ils demandent de vérifier, par exemple, le fer, tu devrais d'abord leur demander sur quelles bases il y aurait carence en fer. Si réellement il y a des soupçons de carence en fer, eh bien, peut-être qu'il faut faire un contrôle, mais comme pour n'importe qui.

Enfin, je ne comprends pas qu'on te dise que l'AVF ne doit pas intervenir. Je pense que c'est le rôle de l'AVF de défendre les végétariens, et qu'il devrait absolument intervenir. On a ici un cas manifeste de végéphobie.

Enfin enfin, je pense qu'il serait bon que tout au long de cette affaire, tu essayes de garder un maximum de traces de toutes tes intéractions avec les services sociaux. Tu peux demander à être accompagnée lors de toutes les entrevues (PMI, médecins...). Tu peux demander à enregistrer les discussions. Au moins, tu peux prendre des notes, et mettre par écrit ce qui s'est passé à l'issue de toute entrevue, histoire de ne pas laisser tes souvenirs se brouiller.

Voilà, et encore bon courage.

David

Hors ligne Pincopallino

Re : Re : Une enquete sociale pour être végétarien..
« Réponse #11 le: lundi 04 juillet 2011, 16:07:21 pm »
D'abord, je ne comprends pas le raisonnement de Pincopallino:

Même si la motivation pour ton végétarisme est l'éthique animale, il ne faut pas la porter en premier. En fait, à part le fait que l'éthique ne s'impose pas et n'est pas forcement partagé par ton interlocuteur, les services sociaux peuvent s'inquiéter que cette démarche ne soit faite sans une bonne connaissance de l'alimentation et ne risque de mettre en danger la santé ton fils.

Il me semble comprendre que ta motivation est d'abord, ou au moins de manière importante, le refus de manger les animaux et il me semble important que tu le dises, et que tu demandes que cette motivation soit respectée.

Ma motivation n'a aucune importance. Il faut se mettre dans le dialogue avec l'interlocuteur : si celui-ci n'est pas sensible à la cause animale, ça n'a aucun sens d'aborder cet argument. Or, l'expérience nous montre que la grande majorité des personnes n'ont pas cette sensibilité. Et quand tu veux promouvoir le végétarisme tu ne réponds pas à un interview sur tes motivation, mais tu essaies plutôt de convaincre ton interlocuteur. S'il y a un décalage significatif entre tes arguments et sa conception, c'est du temps gaspillé.

Sur un plan militant général, je ne trouve pas bon de conseiller aux végétariens de cacher leurs réelles motivations. La compassion n'est pas une honte, et nous n'avons pas à en avoir honte.

Qui a dit ça? Il faut adapter son discours en fonction de l'interlocuteur. Dans le cas en question, les services sociaux n'auront vraiment rien à foutre de l'éthique, ils risquent même de penser que ces motivations "farfelues" représentent un danger pour la santé de l'enfant.

De plus, sur un plan pratique, sauf si tu es médecin, il est difficile de faire admettre que tu es compétente en matière de santé, plus compétente par exemple que les organismes officiels français qui sont systématiquement hostiles au végétarisme. Par contre, tu es compétente en matière de choix éthiques. Ils n'ont pas à juger tes choix éthiques.
Je ne suis pas médecin mais j'ai largement les compétences pour discuter avec n'importe quel médecin. En tout cas, des données irréfutables sont disponibles, même sur le site de l'AVF : il ne faut pas un diplôme en médecine pour comprendre que les graisses saturés de la viande sont mauvaises pour la santé, par exemple.

La PMI et le reste doivent respecter tes choix éthiques, tout comme ils respectent ceux d'une personne qui refuse, pour des raisons religieuses, de donner du porc à son enfant. Tu n'as pas besoin d'essayer de les convaincre, et donc tu n'as pas besoin d'en discuter avec eux en long et en large. En France, la liberté de conscience existe.
Sauf que dans ce cas cette liberté de conscience risque d'être vue comme cause d'un comportement dangereux pour la santé d'un enfant. Ce qui est complétement faux, bien évidemment, mais il ne faut pas se mettre dans une position difficile à défendre.

Se mettre sur le plan uniquement de la santé est dangereux, parce qu'ils te diront que tu n'es pas compétente. De plus, les arguments du genre "manger beaucoup de viande donne du cancer" ne permettent pas de refuser d'en manger un peu. Ils ne valent pas non plus pour le poisson. En somme, ils ne permettent pas de justifier le végétarisme, mais seulement une réduction modérée de la consommation de certaines viandes.
Sur la question de la compétence, j'ai déjà répondu. Pour le reste, l'argument santé montre qu'il n'y a aucun besoin de consommer de la viande. À ce stade, tu peux justifier l'abandon total, plutôt que la réduction simple, sur d'autres motivations (écologiques, éthiques etc.). Dans le cas en question il est primordial de montrer que le choix proposé, loin de représenter un danger pour l'enfant, c'est un avantage pour sa santé et son développement.

Dans le cas d'une conviction des parents qui peut mettre en danger la santé de l'enfant, comme par exemple dans le cas des Témoins de Jéhovah qui refusent les transfusions, les services de l'enfance peuvent intervenir. Mais ils doivent démontrer qu'il y a danger, et non simplement dire qu'ils sont en désaccord avec les idées des parents.
Le cas du couple de végétalien qui a laissé mourir leur fille ne te dit rien? L'accent des média a été tout de suite sur "végétalien", pas sur "refus de la médecine traditionnelle". Il ne faut pas se faire d'illusions, le cocktail d'ignorance et de mauvaise foi est mortel!

Mais dans ce cas, c'est aux services sociaux de démontrer qu'il y a un danger. Tu ne dois pas te sentir sur la défensive. Si on te dit qu'il y a de graves risques de carences, tu dois demander lesquelles. Tu dois répondre point par point. Par exemple, s'ils disent qu'il peut y avoir carence en B12, tu dois leur montrer que tu donnes de la B12. Si tu n'en donnes pas, de fait tu devrais en donner; ainsi, tu peux transformer l'interaction avec eux en une chose positive, pour corriger les carences éventuelles de l'alimentation de ton enfant. Sache que tout problème de carence dans un régime végétalien peut se résoudre avec des solutions végétaliennes.
Est ça un argument éthique? Il me semble que l'on est plutôt sur un plan santé, non?

Je pense que tu n'as pas à faire pratiquer une prise de sang préventivement. S'ils demandent de vérifier, par exemple, le fer, tu devrais d'abord leur demander sur quelles bases il y aurait carence en fer. Si réellement il y a des soupçons de carence en fer, eh bien, peut-être qu'il faut faire un contrôle, mais comme pour n'importe qui.
Mieux vaut prévenir que soigner. Si l'analyse est prête et disponible, il verront que la mère prête toutes les attentions nécessaires.
Un quart de ce qu'on mange nous sert pour vivre, les autres trois quarts servent pour faire vivre les médecins (citation trouvée dans un ancien papyrus égyptien)

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Re : Une enquete sociale pour être végétarien..
« Réponse #12 le: lundi 04 juillet 2011, 18:05:25 pm »
...

Il me semble comprendre que ta motivation est d'abord, ou au moins de manière importante, le refus de manger les animaux et il me semble important que tu le dises, et que tu demandes que cette motivation soit respectée.

Ma motivation n'a aucune importance.

Désolé si cela n'était pas clair: quand je disais "tu", je m'adressais à Céline, qui a mentionné qu'elle et son fils sont végés parce qu'ils refusent de maltraiter ou tuer un animal.

Tu avais répondu à Céline : "Même si la motivation pour ton végétarisme est l'éthique animale, il ne faut pas la porter en premier." Je suis en désaccord sur ce point, et je pense que nous ne devons pas cacher notre motivation.

Il faut se mettre dans le dialogue avec l'interlocuteur : si celui-ci n'est pas sensible à la cause animale, ça n'a aucun sens d'aborder cet argument. Or, l'expérience nous montre que la grande majorité des personnes n'ont pas cette sensibilité. Et quand tu veux promouvoir le végétarisme tu ne réponds pas à un interview sur tes motivation, mais tu essaies plutôt de convaincre ton interlocuteur. S'il y a un décalage significatif entre tes arguments et sa conception, c'est du temps gaspillé.

Il ne s'agit pas de convaincre les services sociaux d'adhérer à nos convictions, mais de demander le respect de la liberté de conviction.

Les services sociaux ne sont habilités à intervenir que s'il y a des raisons de penser que l'enfant est en danger. Ils n'ont pas à intervenir en fonction de leur désaccord concernant la cause animale. Ils ne sont pas compétents en philosophie ou en éthique.

Mais dans ce cas, c'est aux services sociaux de démontrer qu'il y a un danger. Tu ne dois pas te sentir sur la défensive. Si on te dit qu'il y a de graves risques de carences, tu dois demander lesquelles. Tu dois répondre point par point. Par exemple, s'ils disent qu'il peut y avoir carence en B12, tu dois leur montrer que tu donnes de la B12. Si tu n'en donnes pas, de fait tu devrais en donner; ainsi, tu peux transformer l'interaction avec eux en une chose positive, pour corriger les carences éventuelles de l'alimentation de ton enfant. Sache que tout problème de carence dans un régime végétalien peut se résoudre avec des solutions végétaliennes.
Est ça un argument éthique? Il me semble que l'on est plutôt sur un plan santé, non?

Il ne s'agit pas d'un argument éthique, parce que nous n'avons pas à argumenter sur le plan éthique. Nous avons à poser notre éthique, et à exiger que nos convictions soient respectées, comme celles de n'importe qui.

Par contre, je n'ai jamais dit que nous ne devons pas argumenter sur le plan de la santé. J'ai dit qu'ayant posé que notre motivation est éthique, nous devons simplement montrer que le végétarisme ne représente pas un grave danger pour notre enfant. Nous n'avons pas besoin de démontrer que le végatarisme est meilleur pour l'enfant que le carnivorisme.

En somme, toi (Pincopallino) proposes:

- de ne pas mettre en avant notre motivation, qui est de ne pas maltraiter et tuer les animaux;

- d'argumenter seulement sur le plan de la santé, tentant de montrer que nous avons raison de nourrir notre enfant sans viande parce que c'est meilleur pour la santé.

Moi je propose:

- de dire que nous sommes végés pour ne pas maltraiter et tuer les animaux;

- de demander qu'on respecte cette conviction, c'est-à-dire qu'on nous laisse en paix, sauf si les services sociaux parviennent à montrer que le végétarisme est nécessairement et gravement mauvais pour la santé.

Que les services sociaux se fichent de notre motivation n'empêche pas que dans notre pays en principe démocratique et qui en principe respecte la liberté de conscience, les services sociaux sont en principe obligés de respecter cette motivation. Et au-dessus de la France, il y a les institutions européennes qui peuvent contraindre la France à respecter y compris les convictions minoritaires.

Ta stratégie, Pincopallino, se fonde uniquement sur la santé, et donc implique de parvenir à un vrai exploit, qui est de convaincre que le végétarisme est carrément meilleur pour la santé, face à des services sociaux fortement prémunis contre le végétarisme sur le plan de la santé (PNNS, etc.).

Ma stratégie implique seulement de leur montrer une chose moins difficile à montrer, qui est que le végétarisme n'est pas nécessairement et gravement mauvais pour la santé de l'enfant. Dès lors que nous pouvons montrer cela, les services sociaux sont obligés de respecter nos convictions concernant les animaux, qu'ils n'ont pas la compétence de juger.

Les services sociaux au contraire, face à un parent végé, doivent chercher, si besoin est, le moyen pour ce parent d'élever son enfant dans le respect de ses convictions, tout en satisfaisant à ses besoins nutritionnels et autres. Ils sont là pour nous aider, et non pour policer nos convictions, quelle que soit l'opinion personnelle de leurs employés concernant nos convictions.

David
« Modifié: lundi 04 juillet 2011, 19:22:41 pm par Twizzle »

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Re : Une enquete sociale pour être végétarien..
« Réponse #13 le: mardi 05 juillet 2011, 09:35:41 am »
TWizzle bonjour
"Ma stratégie implique seulement de leur montrer une chose moins difficile à montrer, qui est que le végétarisme n'est pas nécessairement et gravement mauvais pour la santé de l'enfant. Dès lors que nous pouvons montrer cela, les services sociaux sont obligés de respecter nos convictions concernant les animaux, qu'ils n'ont pas la compétence de juger."
De toute façon, tu ramènes aussi cela au niveau santé et leur rôle consiste à s'inquièter de celle-ci et non du sort des animaux. Il est préférable de montrer le bon état de santé actuel de l'enfant et souligner,éventuellement, que les hopitaux voient rarement des enfants végés malades ou carencés.

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Re : Une enquete sociale pour être végétarien..
« Réponse #14 le: mercredi 06 juillet 2011, 00:13:14 am »
Bonjour,

Je me suis inscrite sur ce forum pour donner quelques infos utiles à Céline et pour participer au petit débat suscité par son histoire.

1/ Réponse à Céline.

Céline, je suis maman d'une petite fille végétalienne de deux ans et demi. Je n'ai jamais fait l'objet d'attaques précises ou d'une enquête des services sociaux, mais je m'intéresse de près à la question de la végéphobie surtout en ce qui concerne les familles. C'est moi qui ai fondé le projet Initiative Citoyenne pour les Droits des Végétariens (quelqu'un a donné le lien de notre site dans un des messages ci-dessus). Puis j'ai organisé la section des familles à la Veggie Pride et différents autres trucs.

Comme l'a dit très bien David, les services sociaux n'ont pas à porter un jugement sur nos opinions. Leur mission consiste à établir si un enfant est victime d'une maltraitance physique ou psychologique, éventuellement à cause d'habitudes de vie « différentes » adoptées par sa famille sur la base d'une prise de position dite « idéologique ». En absence de maltraitance, tout parent a le droit d'élever son enfant de façon cohérente avec ses opinions : c'est une implication du droit à la liberté de conscience, qui lui fait partie des droits humains.

Voici à ce sujet un extrait de la Déclaration sur l'élimination de toutes formes d'intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction (proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies  le 25 novembre 1981) :

Citer
Article 5

1. Les parents ou, le cas échéant, les tuteurs légaux de l'enfant ont le droit d'organiser la vie au sein de la famille conformément à leur religion ou leur conviction et en tenant compte de l'éducation morale conformément à laquelle ils estiment que l'enfant doit être élevé.

2. Tout enfant jouit du droit d'accéder, en matière de religion ou de conviction, à une éducation conforme aux voeux de ses parents ou, selon le cas, de ses tuteurs légaux, et ne peut être contraint de recevoir un enseignement relatif à une religion ou une conviction contre les voeux de ses parents ou de ses tuteurs légaux, l'intérêt de l'enfant étant le principe directeur.

3. L'enfant doit être protégé contre toute forme de discrimination fondée sur la religion ou la conviction. Il doit être élevé dans un esprit de compréhension, de tolérance, d'amitié entre les peuples, de paix et de fraternité universelle, de respect de la liberté de religion ou de conviction d'autrui et dans la pleine conscience que son énergie et ses talents doivent être consacrés au service de ses semblables.

4. Dans le cas d'un enfant qui n'est sous la tutelle ni de ses parents ni de tuteurs légaux, les voeux exprimés par ceux-ci, ou toute autre preuve recueillie sur leurs voeux en matière de religion ou de conviction, seront dûment pris en considération, l'intérêt de l'enfant étant le principe directeur.

5. Les pratiques d'une religion ou d'une conviction dans lesquelles un enfant est élevé ne doivent porter préjudice ni à sa santé physique ou mentale ni à son développement complet, compte tenu du paragraphe 3 de l'article premier de la présente Déclaration.

À remarquer aussi que « La France [...] respecte toutes les croyances » : c'est l'article 1 de la Constitution du 4 octobre 1958 !

Il ne s'agit donc pas pour un parent végétarien de convaincre les assistants sociaux du fait qu'il ou elle a des opinions raisonnables, ceci en les modifiant, voire en les atténuant, pour les rendre plus consensuelles. Il s'agit tout d'abord d'affirmer sa liberté d'opinion, quelle que soit l'opinion en question, et de refuser toute tentative de la part des assistants sociaux d'engager une discussion sur le fond (discussion que nous, en tant que végétariens pour les animaux, devons mener ailleurs, dans le contexte du débat public).

Une fois acquis le principe selon lequel tu as le droit de penser ce que tu veux et d'élever ton enfant en conformité avec tes opinions, reste à voir pour les assistants sociaux si le mode de vie que tu as choisi pour ton enfant lui est nuisible. Il y a le côté médical : si ton fils est globalement en bonne santé, avec des courbes de poids et de taille normales, je ne pense pas que ce soit nécessaire de lui faire faire une prise de sang. La prise de sang peut être un événement choquant et douloureux pour un petit enfant et normalement on essaie de l'éviter s'il n'y a pas une bonne raison. Si jamais les assistants sociaux insistaient sur la nécessité de lui faire faire une prise de sang, tu pourrais expliquer que tu ne t'opposes pas aux prises de sang sur le principe, mais qu'il faudrait qu'ils donnent des justifications bien précises de cette nécessité avant que tu donnes ton consentement.

Ensuite, il y a le côté psychologique. L'histoire selon laquelle les végétariens et végétaliens seraient une secte a beaucoup de succès, car elle permet de se débarrasser d'emblée du débat à propos du meurtre des animaux... sans avoir à en débattre. Je ne connais pas les sources originaires de cette histoire, mais je sais qu'elle est pas mal alimentée par la Miviludes (Mission Interministerielle de Vigilance et de Lutte contre les Derives Sectaires). Or la Miviludes a sorti en 2010 un document qui s'appelle « Guide à la protection des mineurs contre les dérives sectaires ». Il est vrai que ce document parle des régimes alimentaires « alternatifs » comme des possibles « indices de dérive sectaire » (p. 27 qui peut être lue ici) :

Citer
Le constat qu’un mineur est contraint, du fait des convictions idéologiques de ses parents, d’adopter une alimentation carencée induisant la suppression de nombreux aliments (cuits, protéines animales) peut constituer un indice du risque de dérive sectaire.
Cet indice exige cependant une investigation plus poussée sur les conditions de vie du mineur et son état de santé afin de vérifier si cette situation ne coïncide pas avec d’autres indices significatifs.

Mais peu avant, à la même page, il est dit que :
Citer
De tels indices de risque ne constituent donc pas, à eux seuls, des preuves d’une dérive avérée. Ils forment un faisceau d’informations susceptibles d’être recueillies et qui doivent contribuer à éveiller l’attention des acteurs engagés dans la protection de l’enfance. De tels indices participent du processus d’évaluation de la situation du mineur, ils ne s’y substituent pas et ne suffisent pas à déclencher un signalement.

Et encore, je viens de faire une petite recherche sur ce qu'est un signalement et je suis tombée sur la brochure « Enfants victimes d’infractions pénales : guide de bonnes pratiques » où je lis ceci :

Citer
Les fondements du signalement

Le signalement se justifie en raison d’indicateurs d’alerte de maltraitance ou de danger qui peuvent prendre plusieurs formes, dont la facilité de détection est inégale,notamment :
 • des lésions sur le corps de l'enfant laissant présumer des violences physiques à son encontre (hématomes sur plusieurs parties du corps de l'enfant, traces de coups, de brûlures de cigarettes
ou de morsures) ;
 • des troubles anormaux de comportement (anxiété, repli sur soi...) laissant présumer des violences d'ordre psychologique (brimades répétées et disproportionnées).
Chez des enfants plus âgés, les symptômes de maltraitance peuvent se manifester par des fugues, manifestations suicidaires voire tentative de suicide, fugues, et des passages à l’acte qui sont des expressions de souffrances.
 • des signes laissant présumer des carences parentales graves (négligence de l’hygiène corporelle de l'enfant, signes de malnutrition, manque de sommeil, absentéisme scolaire injustifié...)

Il me semble donc que dans ton cas, le signalement est totalement injustifié, que devraient suffire un court entretien entre les assistants sociaux et toi et une courte rencontre entre eux et ton fils pour classer l'affaire sans suite. Si l'affaire se résout facilement, tu pourrais envisager de déposer une main courante contre le père de ton fils. Si au contraire l'histoire se poursuit, à cause d'une mauvaise volonté des assistants sociaux et du juge, sincèrement, au vu d'expériences d'autres mères que je connais, je pense que tu ferais bien de contacter un avocat.

Dans tous les cas, ils est fondamental de te tenir sur tes gardes : prends ostensiblement des notes lors des rencontres avec les assistants sociaux et, si tu en as la possibilité, essaie de te faire accompagner par quelqu'un qui pourra témoigner. Cela pour deux raisons : pour garder des traces de ce qui se passe et pour ne pas être seule face à des personnes qui sont en train de te juger et qui pourraient, de ce fait, prendre des attitudes désagréables à ton égard.

Dernière chose : l'ICDV (sûrement) et l'association Veggie Pride (sans doute) pourront te fournir leur soutien, en écrivant des courriers et éventuellement, en cas de besoin, en envoyant des communiqués de presse aux médias pour dénoncer le caractère abusif d'une enquête qui se déroule sur la seule base du fait d'être végétarien.

2/ Remarques sur les stratégies

Depuis quelques années, des histoires comme celle-ci se répètent.

Il y a eu Sandie, qui a été embêtée par les services sociaux en 2005-2007, dont on peut lire le témoignage sur le site de l'AVF.

Il y a eu Nathalie Waibel qui en 2009 a été accusée par son mari de faire partie d'une « secte vegan » sur la base du fait qu'elle s'était rendue au Cri de la Carotte.

Toujours en 2009, le témoignage d'une mère végétarienne en difficulté a été déposé sur un forum (on peut le lire sur le blog végéphobie).

Encore en 2009 il y a eu l'affaire de Sévérine, une mère célibataire végétalienne : le tribunal lui avait enlevé son enfant et l'avait placé en famille d'accueil en raison du « danger » que représentait le régime végétalien (on peut lire toute l'histoire sur le blog http://severine-elie.blogspot.com/).

En 2009-2010, une autre maman a été persécutée par les services sociaux à cause d'un signalement de son ex qui voulait l'emmerder. Elle est restée anonyme jusqu'à maintenant, mais j'ai suivi son cas de près.

Récemment, j'ai reçu un mail au sujet d'une affaire entre le tribunal de grande instance et un père végétalien en conflit avec sa compagne à cause de son végétalisme et de sa volonté que l'enfant soit végétarien.

Or, face à des histoires de ce type - qui vont sans doute se multiplier - il me semble assez naïf de se limiter à conseiller aux parents concernés de trouver des escamotages pour s'en sortir, au lieu de

1/ les encourager à défendre leur choix absolument légitime d'élever leurs enfants en cohérence avec leurs principes

2/ s'engager à les soutenir.

Je ne doute pas une seconde de la bonne foi des personnes qui donnent des conseils « malins » tels qu'affirmer qu'on est végétarien pour la santé et non pour des raisons d'opinion, ou encore acheter du fromage (alors qu'on est végétalien) et le placer bien en évidence dans le frigo à l'occasion des visite des assistants sociaux, ou même de se faire faire un faux certificat par un médecin complaisant qui atteste que l'enfant est allergique à la viande ou aux produits laitiers. Mais non seulement ces « astuces » ne font pas avancer la cause du végétarisme (et particulièrement celle du végétarisme pour les animaux), elles reviennent à mentir et, dans le cas du faux certificat, à tomber dans l'illégalité. Elles sont donc aberrantes sur le plan de l'intégrité personnelle et même contre-productives vis-à-vis des intérêts des personnes concernées, qui sont mêlées à une affaire judiciaire et n'ont surtout pas besoin de la rendre encore plus compliquée en fabricant des fausses déclarations.

Dans le blog consacré à l'histoire de Séverine, on peut lire : « Ce serait merveilleux si une association végétarienne importante pouvait faire de cette histoire une "cause célèbre" ». Je suis entièrement d'accord et je ne peux que regretter que cela ne se soit pas encore réalisé. Je pense que toutes les associations végétariennes devraient s'associer pour offrir leur soutien ouvert et public aux parents végétariens. Cela ne reviendrait pas, bien évidemment, à prendre une position dans ce qui concerne les conflits personnels que ces parents sont en train de vivre, mais simplement à affirmer que le principe général selon lequel « les parents ont le droit d'organiser la vie au sein de la famille conformément à leur religion ou leur conviction » est valable pour les végétariens aussi. Ceci serait, je pense, une source non négligeable de réconfort que d'avoir le soutien de centaines d'autres végétariens, pour ces personnes qui vivent l'expérience désagréable d'être soumises à une enquête concernant leur vie intime à cause de leurs convictions profondes, et qui sont souvent exposées à des remarques désobligeantes et humiliantes de la part de leurs accusateurs. Car c'est justement le fait d'être seuls qui rend faibles...

L'AVF a donné un signal très important en participant à une des initiatives de l'ICDV, celle de la lettre où nous avons demandé les références scientifiques du PNNS. Cette lettre est restée sans réponse, et je trouve ça un élément particulièrement important à notre faveur, qu'il faut citer à volonté. J'espère que la coopération entre l'AVF et l'ICDV se poursuivra et que nous trouverons la bonne voie pour aider et soutenir publiquement les familles végétariennes.

Agnese
« Modifié: mercredi 06 juillet 2011, 00:15:06 am par Agnese Pignataro »