Auteur Sujet: flexitarisme, végétarisme ou végétalisme, quel régime alimentaire et pourquoi?  (Lu 1136 fois)

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bonjour TLM,

Le titre du topic est un peu large mais il résume le fait que différents régimes alimentaires prennent en considération la condition des animaux : flexitarisme, végétarisme, végétalisme, autre...? (sans entrer plus en avant dans un mode de vie général comme le véganisme).

Comme je l'ai précisé dans ma présentation récente, je me suis orienté il y a plusieurs années vers un régime quasi végétarien pour des raisons éthiques envers les animaux. Ce régime m'est personellement aisément envisageable car le choix des aliments reste relativement aisé (par rapport au VGL), on peut assez facilement manger VG à l'extérieur (il suffit de ne pas choisir de plats avec viande ou poisson ou de demander de retirer ces ingrédients - là aussi plus facile que le VGL) et il ne présente pas de gros risques de carence (pas de besoin de supplémentation). Cependant, ayant réfléchi aux différents régimes alimentaires possibles, je me questionne toujours sur l'opportunité de chacun.

Concernant le végétarisme, ce régime implique tout de même la nécessité d'élever et d'abattre des animaux (pour la consommation de produits laitiers ou d'oeufs) avec les problèmes que l'on connaît des conditions de transport et d'abattage des animaux. De ce fait on peut aussi se demander si le végétarisme ne peut pas dans certains cas ne pas être plus défavorable pour les animaux et l'environnement que le flexitarisme. Imaginons par exemple qu'une majorité de gens deviennent végétariens et fassent une grosse consommation de sous produits animaux mais non de viande, il pourrait se trouver un moment où le nombre d'animaux nécessaires pour produire ces sous produits soit plus élevé que si ces personnes avaient un régime "flexitarien", puisque dans ce dernier cas, la viande produite étant davantage utilisée comme nourriture, cela pourrait permettre de réduire le nombre d'animaux nécessaires à la satisfaction des besoins alimentaires tandis que dans le premier cas, n'étant pas consommée (à moins qu'elle le soit ailleurs) elle pourrait donc être en surproduction et perdue.

D'autre choses qui peuvent être reprochées soit au végétarisme, soit au végétalisme, et que j'ai dû lire ça et là sont aussi la perte d'une biodiversité (les espèces d'animaux élevés pour le végétalisme), la perte d'une bonne complémentarité culture végétale/élevage (les animaux fournissent naturellement de l'engrais pour les végétaux et peuvent donc mettre à profit des terres en jachères tout en les entretenant) ainsi que la perte d'une forme d'agriculture adaptée à certains milieux arides où les sols et/ou le climat ne permettent quasiment pas la culture de végétaux.

D'un autre coté, dans l'absolu, le régime végétalien me paraît plus éthique car il s'affranchit de toute exploitation des animaux et des conséquences actuelles qui en découlent (encore qu'on peut aussi débattre du pour et du contre d'un élevage respectant vraiment le bien-être des animaux jusqu'à leur mort ou du refus de toute exploitation), notamment celles de l'élevage industriel et ne nécessite pas d'élever des animaux à des fins alimentaires. Un problème qui est assez régulièrement mis en avant pour ce régime est la nécessité d'une supplémentation afin de ne pas subir de carence qui quelquepart fait apparaître ce régime comme non "naturellement" adapté à l'homme (aspect récemment évoqué par Pincopallino dans un autre fil). Or avec, les problèmes survenus suite à l'utilisation de biotechnologies (maladie de la vache folle, OGM...), il est à craindre qu'une supplémentation obtenue d'une manière plus ou moins artificielle soit aussi perçue avec une certaine méfiance et ne constitue un frein à l'adoption de ce régime.

Un autre point qui me semble aussi problématique avec l'adoption du végétalisme est qu'actuellement la demande en viande est globalement en augmentation, notamment du fait de l'adoption d'un régime davantage carné des pays émergents, et que si les élevages respectueux du bien être animal ne sont pas soutenus et disparaissent, ceux qui voudront malgré tout manger de la viande (ou seulement des sous produits animaux) n'auront d'autre choix que de consommer des produits issus d'élevages industriels qui sont le pire en terme de condition de vie des animaux...

Je serais curieux de connaître votre point de vue sur ces questions, qui personnellement ne me semblent pas si faciles à résoudre... ::)
« Modifié: mercredi 06 juillet 2011, 00:30:09 am par chikane »
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Hors ligne janic

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Re : flexitarisme, végétarisme ou végétalisme, quel régime alimentaire et pourquoi?
« Réponse #1 le: mercredi 06 juillet 2011, 08:23:27 am »
Très bien raisonné. Au sujet du végétalisme et ses pseudo carences, elles sont le fait de gens qui ne sont justement pas végétaliens par raisonnement diététique, mais par sentimentalisme et/ou éthique et de ce fait se contentent de supprimer la viande et les sous produits animaux dans une ignorance quasi totale des grandes règles de la nutrition. D'où d'éventuelles carences réelles ou supposées.

Hors ligne Willyne

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Re : flexitarisme, végétarisme ou végétalisme, quel régime alimentaire et pourquoi?
« Réponse #2 le: mercredi 06 juillet 2011, 22:24:54 pm »
Je ne pense pas qu'on puisse raisonner sur ces questions d'un point de vu global. Il n'y a qu'une somme de comportements et de prises de conscience individuelles.
Le coups du végétarien qui se rabat massivement sur les produits laitier et oeufs, c'est classique... en "début de végétarisme". Je pense que quand on est un minimum dans une démarche d'information, on en vient à modifier progressivement ce comportement.
Enfin, dan un "monde végétarien", il me parait évident que les gens seraient en mesure de se poser ces questions, vu le chemin qui aura déjà été fait!

Hors ligne mango

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Re : flexitarisme, végétarisme ou végétalisme, quel régime alimentaire et pourquoi?
« Réponse #3 le: mercredi 06 juillet 2011, 23:53:00 pm »
Très bien raisonné. Au sujet du végétalisme et ses pseudo carences, elles sont le fait de gens qui ne sont justement pas végétaliens par raisonnement diététique, mais par sentimentalisme et/ou éthique et de ce fait se contentent de supprimer la viande et les sous produits animaux dans une ignorance quasi totale des grandes règles de la nutrition. D'où d'éventuelles carences réelles ou supposées.

J'ai pu lire sur le forum tu es végétalien depuis longtemps et qu'à priori tu n'as pas de carence en vitamine B12. Si c'est effectivement le cas, et si le risque de carence en cette vitamine n'est en réalité que très faible et ne concerne surtout que certaines périodes de la vie (femmes enceintes, allaitement) alors c'est certainement un gros plus en faveur d'un régime végétalien, qui comme le régime végétarien, présente par ailleurs des avantages sur le plan de la santé, bien que plus difficile à équilibrer.  Actuellement, il semble toutefois que l'absence de risque de carence en vitamine B12 ne fasse pas l'unanimité (topic en cours) et qu'une supplémentation soit souvent recommandée pour les végétaliens par les nutritionnistes. Mais peut être est ce davantage par mesure de sécurité qu'autre chose.

Je ne pense pas qu'on puisse raisonner sur ces questions d'un point de vu global. Il n'y a qu'une somme de comportements et de prises de conscience individuelles.

S'il s'agit de prise de conscience individuelle, je crois qu'il est nécessaire de considérer ces questions d'un point de vue global car il ne me semble pas exclus que les conséquences de nos choix personnels puissent conduire globalement à un effet contraire à ce que nous souhaitons ou nous attendions, cela surtout du fait du contexte dans lequel nous faisons ces choix. Ce que je veux dire c'est que certains choix peuvent être plus judicieux à une certaine échelle ou dans un certain contexte alors qu'ils peuvent l'être moins à une autre échelle et dans un autre contexte.

Le coups du végétarien qui se rabat massivement sur les produits laitier et oeufs, c'est classique... en "début de végétarisme". Je pense que quand on est un minimum dans une démarche d'information, on en vient à modifier progressivement ce comportement.

oui, sans doute, surtout que l'on pas besoin d'énormément de protéines ou de nutriments issus du monde animal, et que les produits laitiers semblent aujourd'hui de plus en plus contestés sur le plan de la santé...

Enfin, dan un "monde végétarien", il me parait évident que les gens seraient en mesure de se poser ces questions, vu le chemin qui aura déjà été fait!

sans doute, mais c'est justement parce que le mode d'alimentation qui se développe le plus (globalement) n'est pas le végétarisme qu'il me semble d'autant plus nécessaire de se poser ces questions.



« Modifié: mercredi 06 juillet 2011, 23:55:10 pm par chikane »
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Hors ligne Stéphane Ascoët

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Re : flexitarisme, végétarisme ou végétalisme, quel régime alimentaire et pourqu
« Réponse #4 le: jeudi 07 juillet 2011, 16:20:30 pm »
demander de retirer ces ingrédients - là aussi plus facile que le VGL) et il ne présente pas de gros risques de carence (pas de besoin de supplémentation). Cependant, ayant réfléchi aux différents régimes alimentaires possibles, je me questionne toujours sur l'opportunité de chacun.
Le végétalisme ne présente pas de gros risque de carence non plus. Si tu évoques la B12, ne t'en crois pas dispensé en étant ovo-lacto-v!
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aussi se demander si le végétarisme ne peut pas dans certains cas ne pas être plus défavorable pour les animaux et l'environnement que le flexitarisme. Imaginons par exemple qu'une majorité de gens deviennent végétariens et fassent une grosse consommation de sous produits animaux mais non de viande, il pourrait se trouver un moment où le nombre d'animaux nécessaires pour produire ces sous produits soit plus élevé que si ces personnes avaient un régime "flexitarien", puisque dans ce dernier cas, la viande produite étant davantage utilisée comme
C'est pour ça qu'à l'AVF(entre autres), on se base sur les habitudes culinaires végétaliennes, même pour conseiller des ovo-lacto-v. Par ailleurs, compenser une éventuelle suppression ou diminution de la consommation de chair par les oeufs et le lait animal sont aussi une aberration sanitaire!
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D'autre choses qui peuvent être reprochées soit au végétarisme, soit au végétalisme, et que j'ai dû lire ça et là sont aussi la perte d'une biodiversité (les espèces d'animaux élevés pour le végétalisme), la perte d'une bonne complémentarité culture végétale/élevage (les animaux
Ça par contre, ce sont des fausses barbes de V refoulés. Les espèces exploitées sont des aberrations génétiques qui ne pourraient pas survivre un seul jour dans la nature... Pour la complémentarité, on voit à quel point celle-ci est "idéale" avec l'affaire E. coli! Sérieusement, il y a l'agriculture vegane, seule apte à nous permettre de survivre à plus de 7 milliards d'habitants humains.
fournissent naturellement de l'engrais pour les végétaux et peuvent donc mettre à profit des terres en jachères tout en les entretenant) ainsi que la perte d'une forme d'agriculture adaptée à certains milieux arides où les sols et/ou le climat ne permettent quasiment pas la culture de végétaux.
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conséquences actuelles qui en découlent (encore qu'on peut aussi débattre du pour et du contre d'un élevage respectant vraiment le bien-être des animaux jusqu'à leur mort ou du refus de toute exploitation), notamment celles de l'élevage industriel et ne nécessite pas
À ce sujet, lire http://afleurdeplume.over-blog.com/article-cercle-vicieux-78723274.html
--
Bien cordialement, Stéphane Ascoët, animateur de la liste AVF Orleanaise, objecteur de croissance, faucheur volontaire, bio-vegetalien anti-spé

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demander de retirer ces ingrédients - là aussi plus facile que le VGL) et il ne présente pas de gros risques de carence (pas de besoin de supplémentation). Cependant, ayant réfléchi aux différents régimes alimentaires possibles, je me questionne toujours sur l'opportunité de chacun.
Le végétalisme ne présente pas de gros risque de carence non plus. Si tu évoques la B12, ne t'en crois pas dispensé en étant ovo-lacto-v!

Oui peut être, mais cela semble encore assez controversé. Il est très souvent conseillé une supplémentation en B12 pour les végétaliens mais je me demande dans quelle mesure ce conseil est fait pour se prémunir d'un risque avéré non négligeable ou d'une simple précaution dans l'attente de connaissances plus précises (puisque des vgls semblent ne pas présenter de carences malgré une longue pratique de ce régime sans supplémentation). Personnellement, je ne suis pas strictement ovo-lacto-vg, car je mange de temps en temps des coquillages (qui sont riches en vitamine B12).

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aussi se demander si le végétarisme ne peut pas dans certains cas ne pas être plus défavorable pour les animaux et l'environnement que le flexitarisme. Imaginons par exemple qu'une majorité de gens deviennent végétariens et fassent une grosse consommation de sous produits animaux mais non de viande, il pourrait se trouver un moment où le nombre d'animaux nécessaires pour produire ces sous produits soit plus élevé que si ces personnes avaient un régime "flexitarien", puisque dans ce dernier cas, la viande produite étant davantage utilisée comme
C'est pour ça qu'à l'AVF(entre autres), on se base sur les habitudes culinaires végétaliennes, même pour conseiller des ovo-lacto-v. Par ailleurs, compenser une éventuelle suppression ou diminution de la consommation de chair par les oeufs et le lait animal sont aussi une aberration sanitaire!

Les risques ne sont pas les mêmes : plus risques certains de cancers et maladies cardio-vasculaires pour la viande, plus de risques d'autres cancers ou de diabète pour les produits laitiers...Il est en tout cas certain qu'une modération de la consommation des ces aliments a un effet bénéfique sur la santé.

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D'autre choses qui peuvent être reprochées soit au végétarisme, soit au végétalisme, et que j'ai dû lire ça et là sont aussi la perte d'une biodiversité (les espèces d'animaux élevés pour le végétalisme), la perte d'une bonne complémentarité culture végétale/élevage (les animaux
Ça par contre, ce sont des fausses barbes de V refoulés. Les espèces exploitées sont des aberrations génétiques qui ne pourraient pas survivre un seul jour dans la nature... Pour la complémentarité, on voit à quel point celle-ci est "idéale" avec l'affaire E. coli! Sérieusement, il y a l'agriculture vegane, seule apte à nous permettre de survivre à plus de 7 milliards d'habitants humains.

Concernant certaines espèces utilisées dans l'élevage industriel sans doute que oui, mais pas toutes non plus. Certaines souches d'E.Coli sont virulentes pour l'homme, mais cela ne remet pas en cause une bonne coopération des animaux avec les plantes. Les animaux fournissant des matières nutritives aux plantes qui sont elles mêmes utilisés comme nourriture par les animaux.

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À ce sujet, lire http://afleurdeplume.over-blog.com/article-cercle-vicieux-78723274.html

Je trouve ce texte trop exagéré lorsqu'il affirme que l'utilisation d'animaux à des fins alimentaires relève du sadisme (c'est à dire le plaisir à faire souffrir autrui). Cela ne remet pas en cause l'intérêt de se demander, d'un point de vue éthique, s'il faut ou non élever des animaux pour les manger mais je trouve dommage de souvent voir dans ce genre de discussions des arguments tendancieux.


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Hors ligne Sandrine

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Re : flexitarisme, végétarisme ou végétalisme, quel régime alimentaire et pourquoi?
« Réponse #6 le: vendredi 08 juillet 2011, 20:53:46 pm »
Chikane,  je te réponds par rapport à mon billet bloguesque, écrit très rapidement et effectivement améliorable  ;)
Oui le mot "sadique" m'a paru à moi aussi exagéré (dès le moment de l'écriture, mais ensuite j'avais zappé). Je viens de le remplacer là où il me semblait de trop par "cruauté", terme qui n'implique pas forcément une intention délibérée, consciente et source de satisfaction.
Merci d'avoir (involontairement) attiré mon attention là-dessus. Et merci à la page stat' de mon blogue qui m'a emmenée ici  ;D

Hors ligne mango

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Re : flexitarisme, végétarisme ou végétalisme, quel régime alimentaire et pourquoi?
« Réponse #7 le: dimanche 10 juillet 2011, 22:50:58 pm »
Bonjour Sandrine,

merci de poster ici ta réponse au sujet du billet ton blog.  :)

Je persiste tout de même à penser que le terme de cruauté, s'il peut effectivement convenir dans certains cas d'élevages, notamment lorsqu'il y a maltraitance - on peut même dire que c'est le cas pour les élevages intensifs/industriels - ne s'applique pas nécessairement à tous les élevages, un certain nombre d'éleveurs étant certainement soucieux des conditions de vie de leurs bêtes. Dans ces élevages les bêtes jouissent sans doute de bonnes conditions de vie et c'est plutôt lorsqu'elle quitte ces élevages qu'elles risquent de subir de mauvais traitements lors des transports ou de l'abattage et l'où on peut davantage parler de cruauté, lorsque l'économie prime devant le bien être des animaux. Ces éleveurs se disent sans doute (inconsciemment) que l'élevage est quelquechose de nécessaire pour la nourriture humaine ce qui justifie à leurs yeux leur activité (élever des bêtes pour qu'elles mangées).
« Modifié: dimanche 10 juillet 2011, 22:57:39 pm par chikane »
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Hors ligne Sandrine

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Chikane : je reste en revanche sur mon terme de cruauté ; même s'il ne me satisfait pas pleinement. J'aurais pu aussi écrire violences (psychiques ou/et physiques) mais bon.  Je suis petite fille de fermier et une partie de ma famille continue à vivre entourée d'éleveurs, pas industriels du tout, dont aux beaux jours on peut voir les vaches en extérieur (par contre en hiver c'est assez l'horreur mais passons) auxquels je rends régulièrement visite. Je n'en connais aucun pour lequel le bien-être des vaches, veaux, poules, moutons etc. passe avant la rentabilité. Le veau par exemple est invariablement arraché dès le second jour à la mère et isolé dans une petite stalle, à l'ombre, en détresse. Etc. Etc. Bien sûr quelqu'un pourra toujours citer tel éleveur qui n'a que des poules qui meurent de leur belle mort et dont on ne prend que quelques oeufs... Mais en quoi est-ce un éleveur, dans ce cas ?...
Pour ma part, je suis assez convaincue que les éleveurs qui disent aimer leurs animaux sont sincères lorsqu'ils affirment cela, le pensent vraiment, parce que pour exercer leur métier, c'est tout de même plus valorisant, comme croyance (et pour eux-mêmes, et pour leur image). Mais je ne veux surtout pas qu'on m'aime comme ils aiment leurs animaux !!

Séphane : au fait, merci pour la citation de mon blog  :)

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Je suis petite fille de fermier et une partie de ma famille continue à vivre entourée d'éleveurs, pas industriels du tout, dont aux beaux jours on peut voir les vaches en extérieur (par contre en hiver c'est assez l'horreur mais passons) auxquels je rends régulièrement visite. Je n'en connais aucun pour lequel le bien-être des vaches, veaux, poules, moutons etc. passe avant la rentabilité. Le veau par exemple est invariablement arraché dès le second jour à la mère et isolé dans une petite stalle, à l'ombre, en détresse. Etc. Etc. Bien sûr quelqu'un pourra toujours citer tel éleveur qui n'a que des poules qui meurent de leur belle mort et dont on ne prend que quelques oeufs... Mais en quoi est-ce un éleveur, dans ce cas ?...

C'est le dilemme de l'élevage (du moins pour ceux qui se sentent concernés par ce problème) d'avoir affaire avec des êtres vivants et sensibles mais qui sont vus in fine par le système économique comme de simples "produits". Jusqu'où les éleveurs peuvent ils aller dans le bien être des animaux sans faire banqueroute? Cela dépend du prix que les consommateurs sont prêts à payer pour cela mais pour l'instant je trouve qu'il y a énormément d'indifférence à ce niveau, le seul critère du consommateur lambda étant le prix alors que le plus important devrait être leur statut d'être vivant et sensible...Personnellement, je trouve que le minimum, si on souhaite consommer des produits ou sous-produits animaux, est d'acheter des produits issus d'élevage qui respectent au mieux le bien être des animaux (parce qu'on les connait ou en s'orientant sur des labels qui garantissent un certain minimum de bien-être comme le bio).




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Hors ligne janic

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Re : flexitarisme, végétarisme ou végétalisme, quel régime alimentaire et pourquoi?
« Réponse #10 le: mercredi 13 juillet 2011, 08:43:03 am »
Chikane bonjour

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J'ai pu lire sur le forum tu es végétalien depuis longtemps et qu'à priori tu n'as pas de carence en vitamine B12. Si c'est effectivement le cas, et si le risque de carence en cette vitamine n'est en réalité que très faible et ne concerne surtout que certaines périodes de la vie (femmes enceintes, allaitement) alors c'est certainement un gros plus en faveur d'un régime végétalien, qui comme le régime végétarien, présente par ailleurs des avantages sur le plan de la santé, bien que plus difficile à équilibrer.
Ma fille végétalienne depuis la naissance a allaité ses 3 enfants jusqu’à l’âge de deux ans sans troubles de manque de B12, ni ses enfants. Ma belle fille VGL depuis 10 ans a allaité aussi ses 3 enfants jusqu’à l’âge de 2 ans et toujours sans supplémentation en B12. Les enquêtes faites sur d’éventuels manque de B12 sont faites sans tenir compte des différents facteurs pouvant engendrer ces carences comme consommation d’alcool, médicaments, nourriture carencée, raffinée, chimiquée, etc… donc plutôt que de repenser complètement son hygiène de vie il est plus facile de se supplémenter en produits manquants réellement ou pas
 
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Actuellement, il semble toutefois que l'absence de risque de carence en vitamine B12 ne fasse pas l'unanimité (topic en cours) et qu'une supplémentation soit souvent recommandée pour les végétaliens par les nutritionnistes. Mais peut être est ce davantage par mesure de sécurité qu'autre chose.
Bien sur que c’est par sécurité car « on ne sait jamais ! » Mais du même coup ça discrédite le principe du végétalisme comme n’étant pas suffisamment équilibré et adapté en soi, puisque nécessitant la prise d’un produit absent, et devient un argument suffisant pour considérer le VGL comme dangereux pour la santé des adultes et surtout des enfants.
Or un point de vue faussé dès le départ ne peut donner lieu qu'à une solution faussée à l'arrivée aussi. Connais-tu un seul VGL, sans supplémentation, ayant fait une telle carence? C'est comme le monstre du Loch Ness tout le monde en parle et personne ne l'a jamais vu!

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Re : flexitarisme, végétarisme ou végétalisme, quel régime alimentaire et pourquoi?
« Réponse #11 le: mercredi 13 juillet 2011, 13:33:44 pm »
Pour les anglophones..... http://pcrm.org/health/powerplate/
Un quart de ce qu'on mange nous sert pour vivre, les autres trois quarts servent pour faire vivre les médecins (citation trouvée dans un ancien papyrus égyptien)

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Bonjour janic,

Ma fille végétalienne depuis la naissance a allaité ses 3 enfants jusqu’à l’âge de deux ans sans troubles de manque de B12, ni ses enfants. Ma belle fille VGL depuis 10 ans a allaité aussi ses 3 enfants jusqu’à l’âge de 2 ans et toujours sans supplémentation en B12.

Es tu certain que tes filles n'étaient pas carencées? Ont elles fait des analyses sanguines pour connaître leur taux de B12? d'après ce que j'ai lu le stock de vitamine B12 peut durer quelques années, donc il est possible que des carences ne commencent qu'assez tardivement et que les symptômes clairs n'apparaissent que bien longtemps après l'adoption d'un régime végétalien ("certains cas de carence peuvent ne pas être détectés jusqu’à l’apparition de symptômes ou signes neurologiques", ADA)

Les enquêtes faites sur d’éventuels manque de B12 sont faites sans tenir compte des différents facteurs pouvant engendrer ces carences comme consommation d’alcool, médicaments, nourriture carencée, raffinée, chimiquée, etc… donc plutôt que de repenser complètement son hygiène de vie il est plus facile de se supplémenter en produits manquants réellement ou pas

Il est possible que le mode de vie intervienne dans l'assimilation de la vitamine B12 (pure supposition de ma part, je ne suis pas médecin) mais si celle-ci ne se trouve que dans les produits ou sous produits animaux, je ne vois pas comment le régime végétalien sans nourriture enrichie ou supplémentation pourrait éviter à la longue une carence. D'ailleurs, à ce sujet, d'après l'ADA, "aucune source végétale non enrichie ne contient de vitamine B12 active en quantité significative" et pour l'AVF les végétaliens doivent nécessairement se supplémenter (nourriture enrichie ou ampoules), voir à ce sujet la fiche concernant la vitamine B12 sur le site de l'AVF.

Bien sur que c’est par sécurité car « on ne sait jamais ! » Mais du même coup ça discrédite le principe du végétalisme comme n’étant pas suffisamment équilibré et adapté en soi, puisque nécessitant la prise d’un produit absent, et devient un argument suffisant pour considérer le VGL comme dangereux pour la santé des adultes et surtout des enfants.
Or un point de vue faussé dès le départ ne peut donner lieu qu'à une solution faussée à l'arrivée aussi. Connais-tu un seul VGL, sans supplémentation, ayant fait une telle carence? C'est comme le monstre du Loch Ness tout le monde en parle et personne ne l'a jamais vu!

Pourtant les sources que je considère comme les plus crédibles (ADA, AVF) font état de stocks et/ou d'apports inférieurs de cette vitamine pour les végétari(l)ens et insistent sur la nécessité d'une supplémentation (je comprends dans ce terme les aliments enrichis dont le vitamine B12 est obtenue de la même manière que pour les suppléments en ampoules ou pilules"), notamment pour les femmes à certaines périodes de lavie. Personnellement, je ne connais pas de végétaliens, donc je ne sais pas si certains ne sont pas carencés, mais encore une fois le problème du délai avant l'apparition des symptômes pourrait masquer une carence qui ne s'installe que petit à petit.

Effectivement, la nécessité d'une supplémentation en B12 fait quelquepart apparaître le végétalisme comme insuffisant équilibré et inadapté en soi (même si pour d'autres raisons on peut désirer suivre ce régime), ce qui pose évidemment problème pour ceux que l'idée de se supplémenter rebute.

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Pour les anglophones..... http://pcrm.org/health/powerplate/

tout indique qu'il y a nécessité d'une supplémentation en vitamine B12 avec les aliments cités au dessus qu'ils ne contiennent pas ("common multiple vitamin", soit des gélules concentrées de vitamines ou "fortified foods", de la nourriture enrichie).  :(
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Connais-tu un seul VGL, sans supplémentation, ayant fait une telle carence? C'est comme le monstre du Loch Ness tout le monde en parle et personne ne l'a jamais vu!

J'en connais et ces gens ont bien failli finir handicapés ! Perso, je suis végétalienne, j'allaite et je ne prendrais pas ce risque.

Naturel ou pas ? M'en fiche ! Qu'est-ce qui est naturel ou pas ? Les animaux d'élevage sont supplémentés en B12 comme des végétaliens !!! Alors quitte à consommer des suppléments, je les prends moi-même, pas besoin de faire souffrir une pauvre bête (que dis-je : des milliards !) pour ça. Et puis, une vitamine obtenue par fermentation bactérienne, y'a moins naturel, tout de même ! Je préfère ça plutôt que mon ex-compagne trop fidèle : ventoline et autres sérétide, flixotide... pour soigner l'asthme dont je souffrais avant d'avoir supprimé les produits laitiers et les œufs pendant deux ans ! Alors, quel régime paraît le plus "naturel" ? Pour moi, ça ne fait plus de doute. Et pourtant, je l'ai dit : m'en fiche ! Il ne me vient pas naturellement de faire souffrir un être sensible alors que je peux vivre autrement.

Et je plussoie Stéphane (encore, oui, désolée  ;D) : si on développait l'agriculture végane, on s'épargnerait bien des soucis ! Et le prétexte des terres soi-disant non cultivables qui seraient perdues sans l'élevage (veut-on nous faire croire, mais ce n'est pas du tout une attaque, Chikane), demandons-nous pourquoi elles ne sont pas cultivables (érosion due à nos mauvais traitement ou aridité naturelle ?) et si l'élevage est bien la seule (et bonne) réponse.

Enfin, je vais paraître radicale, mais je ne vais pas tuer pour encourager des élevages "respectueux" (et quel respect !) sous prétexte que d'autres vont vouloir manger de la viande ! Le mieux, c'est tout de même d'arrêter ce banquet de l'horreur (et de la cruauté aveugle) qu'est devenu notre planète.
Végétalienne mi belle-vertienne, mi yékwana, maman d'un haricot mange-tout née en mai 2011