Beaucoup de végétarien sont contre l'exploitation animal dans toutes ses formes, qu'ils s'agissent d'exploiter un animal, et de le conditionner pour s'en servir comme nourriture où comme animal de compagnie, le procédé n'est pas moins différent: exploiter-conditionner (il y a différent degrè après mais il demeure quand même).
Le problème est qu'on "créer" du "chien de compagnie" (ou autre animaux) en pensant à nous-même, pour nous-même. Que ce soit pour crombler un vide émotionnel humain, que se soit pour avoir un objet de mode, que se soit pour avoir un "jouet sympa" ou que se soit par un besoin naturel de contact avec les animaux.
Dans tous les cas, quand pense-t-on à eux ? A leur bien-être ? A leurs droits ? A leurs volontés ? A leurs libertés de disposer de leur corps et de leurs vies ?
Quand on-t-il le choix ?Ce sont des questions très courantes dans les pensées anti-spéciste, anti-anthropocentriste qui sont le plus souvent évincés, alors qu'elles doivent être posées.
Ces questions ne sont pas abordées, et la valeur de l'animal, du chien dans ce cadre, n'est pas interrogé. On ne se demande pas ce que veut l'animal, on décide et on voit ce qu'on arrive à lui faire faire et comment (conditionnnement).
Ce qui est critiqué c'est de considérer un chien selon ce à quoi il peut te servir, c'est-à-dire en tant que mâle ou en tant que femelle, en tant que reproducteur. L’intérêt dans ce cadre n'est pas d'avoir un animal avec lequel on veut partager des liens affectifs et être heureux, c'est de produire du chien grâce à d'autre qu'on aura sélectionné pour leurs capacités physiologiques à faire de "beau chien" (enfin chiot, parce qu'après ça intéresse plus). Il y a un intérêt économique très claire qui ne permet pas de prendre en compte l'animal comme être unique qu'on ne peut manipuler à sa guise, mais comme moyen économique. Bref, c'est un métier, on peut le faire par amour des chiens, parce qu'on aime être en leurs compagnies, mais l'amour ne justifie pas tous les comportements, et agir par amour n'exclut pas le fait de mal agir, même si à la base ce n'est pas dans notre intention.
L’élevage de chien est une entreprise qui répond à une demande de consommation de chiots (même pas de chien), on vend de l'animal de compagnie à des gens
avec qui on n'aura plus jamais de contact. Le fait de vendre du chien de compagnie amène a des comportements irresponsables, amène aux abandons, aux maltraitances. Si on vend un animal comme n'importe quel objet, forcement il sera considéré comme tel. En tant qu'entreprise, un élevage est soumis aux lois du marché : il faut vendre plus où moins pour survivre. Le bonheur des chiens n'est pas le but visé dans l'élevage d'animaux.
Si on veut avoir un travail en lien avec les chiens et qui rend service aux chiens, qui pensent à eux réellement: on peut faire éducatrice ou encore, on peut travailler dans un refuge. Pas besoin d'ouvrir un élevage, une machine à produire et à vendre du chiot ou je ne sais quoi d'autre comme animal.
Le fait de recueillir des animaux abandonnés, blessés, incapables de survivre seul, ou qui seraient un danger pour les autres (meute de chiens sauvages), ne peut pas être condamné puisqu'il ne s'agit pas de cautionner l'élevage d'animaux, et donc l'exploitation animal en général. Au contraire c'est une tentative de minimiser les impacts, les conséquences négatives, ou de rattraper tant bien que mal toutes les horreurs et l'irresponsabilité qu'engendre l'exploitation d'animaux de compagnie et leurs ventes. Si les gens veulent vraiment vivre heureux avec un animal, rendre heureux un animal il y en a plein qui n'attendent que ça, plein les spa, plein les refuges.
