Auteur Sujet: un nouveau virus frappe les ruminants en Europe  (Lu 133 fois)

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un nouveau virus frappe les ruminants en Europe
« le: jeudi 26 janvier 2012, 10:05:11 am »
Souvent mortelle pour les jeunes animaux, l'épidémie sévit aux Pays-Bas et en Allemagne.



Un nouveau virus touchant les moutons, les chèvres et les bovins est apparu depuis l'automne dernier en Europe du Nord. Près de 300 élevages ont été frappés à ce jour en Allemagne et aux Pays-Bas. Appelé «virus Schmallenberg», du nom de la ville allemande, située près de Cologne, où il a été détecté pour la première fois, il a été identifié sur plusieurs animaux malades. Ce nouvel agent pathogène provoque des avortements ou des malformations ainsi que de graves atteintes au système nerveux central chez les jeunes animaux infectés au cours de la gestation, des fièvres et diarrhées chez les adultes, ainsi qu'une forte diminution de la production de lait.

«Beaucoup d'agneaux sont mort-nés et ont de graves malformations. C'est une sérieuse menace pour la santé animale en Europe», affirme, à la revue Science,Wim Van der Poel, du Centre vétérinaire hollandais. «Dans certains élevages, entre 20% et 50% des agneaux sont mal formés, et la plupart d'entre eux sont morts», déclare de son côté Thomas Mettenleiter, de l'Institut Friedrich-Loeffler, en Allemagne. Les conséquences commerciales n'ont pas tardé: la Russie a déjà interdit l'importation de viande des Pays-Bas, d'Allemagne et de Belgique, et la Chine étudierait elle aussi cette éventualité.

L'épidémie gagne du terrain: pas loin d'une centaine d'élevages de moutons ont été touchés en Belgique depuis le début du mois, et le microbe est déjà présent outre-Manche dans trois élevages. En France, où aucune contamination n'a encore été rapportée, un plan de surveillance a été mis en place par la Direction générale de l'alimentation (DGAL). La trentaine d'échantillons prélevés sur des cas suspects et analysés par le laboratoire lyonnais de l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) se sont révélés négatifs. «Il est vraisemblable que le virus va s'étendre sur toute l'Europe», confie Wim Van der Poel. «Il y a peu de chance qu'il s'arrête à la frontière belge», admet Didier Calavas, de l'Anses.

Diffusé par un moucheron

Jamais encore décrit, le virus Schmallenberg est apparenté aux orthobunyavirus, un groupe jusque-là encore très peu étudié. Selon le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies, il ne devrait pas présenter de risques pour la santé humaine. Si à ce jour aucun problème n'a été signalé, la prudence reste quand même de mise, car une trentaine de virus de ce groupe, présents en Amérique latine, peuvent provoquer des maladies chez l'homme avec des symptômes proches de ceux de la grippe. C'est pour cette raison que le centre européen recommande un suivi épidémiologique des éleveurs et des vétérinaires en contact avec des animaux malades.

Il n'existe actuellement aucun traitement vétérinaire ni vaccin pour lutter contre ce nouvel agent pathogène. Théoriquement, les ruminants ne devraient pas pouvoir se contaminer entre eux. En revanche, le virus peut traverser le placenta comme le montrent les nombreux cas de jeunes veaux ou d'agneaux contaminés par leur mère au cours de la gestation. «La diffusion se fait par les insectes, mais on est loin d'avoir identifié le vecteur avec précision. On pense à un moucheron de la famille des Culicoides, mais c'est seulement par analogie avec les virus du même groupe», souligne Didier Calavas.

Dès le mois dernier, les chercheurs de l'Institut Friedrich-Loeffler ont identifié des séquences génétiques du virus, ce qui permet maintenant de faire des tests de dépistage. Ils sont parvenus aussi à isoler le virus et à le cultiver en laboratoire. Ils ont pu contaminer expérimentalement trois bovins et ont observé les mêmes symptômes caractéristiques: fièvre et diarrhées.

Avec l'hiver, l'épidémie est en phase de dormance. Les jeunes animaux malades qui naissent actuellement sont le fruit des contaminations de leurs mères, survenues au cours de l'automne précédent. L'arrivée du printemps, avec le retour des insectes, est attendue avec perplexité.



source : http://www.gueule-de-chien.com/article_actualites.php?id=1207#.TyCMekhOWDw.facebook

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Re : un nouveau virus frappe les ruminants en Europe
« Réponse #2 le: jeudi 26 janvier 2012, 13:43:44 pm »
bah mer**    >:(

Hors ligne janic

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Re : un nouveau virus frappe les ruminants en Europe
« Réponse #3 le: jeudi 26 janvier 2012, 16:50:00 pm »
comme pour la vache folle, ça va peut-être inciter à manger moins ou pas de viande!

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Re : un nouveau virus frappe les ruminants en Europe
« Réponse #4 le: jeudi 26 janvier 2012, 17:02:33 pm »
j'aimerais bien!!

Gwladys

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Re : un nouveau virus frappe les ruminants en Europe
« Réponse #5 le: vendredi 27 janvier 2012, 22:02:22 pm »
Si seulement....  :-\

Hors ligne lancelothelene

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Re : un nouveau virus frappe les ruminants en Europe
« Réponse #6 le: lundi 30 janvier 2012, 09:19:22 am »
Et c'est ainsi que tôt ou tard l'homme sera amené à arrêter de dévorer des cadavres........
"Le cochon n'est devenu sale que par suite de ses fréquentations avec l'homme. A l'état sauvage, c'est un animal très propre." ;)
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Re : un nouveau virus frappe les ruminants en Europe
« Réponse #7 le: mercredi 15 février 2012, 14:32:31 pm »
ca progresse ...  :o

http://www.gueule-de-chien.com/article_actualites.php?id=1282#.TzroU02HMb8.facebook

Un total de 95 élevages dans 19 départements français sont atteints par un nouveau virus touchant moutons, chèvres et bovins, chez lesquels il provoque notamment des malformations à la naissance, a indiqué le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), mardi 14 février à Montpellier.

Ces départements sont situés essentiellement dans le nord de la France : Aisne, Ardennes, Aube, Calvados, Manche, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Bas-Rhin, Seine-Maritime, Somme, Vienne, Haute-Vienne, Vosges.

Selon le Cirad, le virus de Schmallenberg, "de la famille des bunyaviridae, genre des orthobunyavirus, est proche du virus d'Akabane". "Il produit des malformations chez les ruminants" et provoque fièvres et diarrhées chez les animaux adultes. "Par analogie avec le virus d'Akabane et les autres virus de ce groupe, on pense que la transmission est vectorielle", par des insectes dits "culicoides" ou des moustiques, ont précisé Dominique Martinez et Thomas Balenghien, chercheurs au Cirad.

ÉVALUER LES RISQUES

Au 26 janvier, le virus de Schmallenberg, du nom de la ville allemande où il a été détecté pour la première fois en novembre, avait été repéré dans 76 exploitations aux Pays-Bas et 51 en Allemagne, alors qu'un seul cas avait été observé en France, dans un élevage situé en Lorraine.

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail a été saisie pour évaluer les impacts et les risques de diffusion de la maladie, tandis que les besoins de recherche ont été confiés au Réseau français pour la santé animale, souligne le Cirad, qui fait partie du comité de pilotage de ce dernier.

En Europe, des mesures ont déjà été prises. Au Pays-Bas, les animaux présentant des malformations à la naissance doivent être signalés. En Allemagne, un régime de déclaration sera opérationnel à la fin mars. En outre, Moscou a suspendu, mi-janvier, les importations de moutons et de chèvres néerlandais en raison de la maladie. La Chine et l'Argentine ont quant à elles "demandé plus d'informations" aux Pays-Bas au sujet de ce virus.