A Fourmi agile,
Je crois que tu n'as pas bien lu ce que j'ai écris ou alors ce n'était vraiment pas claire ce que j'ai écris.
Je vais donc te répondre, en partie, par ce que j'ai déjà écris en explicitant les endroits où, a priori, il y a eu mécompréhension.
Tout d'abord, et là c'est ma faute j'aurais du plus insisté: quand je dis "ces peuples" je parle de ces peuples qui vivent dans des milieux hostiles, que ce soit en Amérique, en Russie, en Asie, ou en Afrique. Je ne parlais pas que des Inuits, lapons ...
A ton premier point: "Bref, je ne crois pas que ce soit nécessairement un choix, ce qui n'empêche pas d'être heureux, ou d'aimer le lieu où on habite, mais ça ne le rend pas moins, moins hostile. Ces peuples ont rarement le choix, aussi, de vivre autrement, même si pour beaucoup c'est aussi une question d'amour du lieu où on est né, et de fierté de sa région. On quitte difficilement un lieu ou on a grandi même si on y a souffert, on y a souvent aussi eu beaucoup de joie (ce n'est pas une loi universelle). Pour des raisons politiques, économiques, religieuses ou par amour ces peuples ne peuvent ou/et ne veulent pas partir. C'est tout à fait "normal" il me semble, c'est compréhensible et tout à fait acceptable.
Il n'est donc absolument pas question "d'infériorité" !"
Je n'ai donc jamais dis qu'il n'aimait pas l'endroit où ils vivaient et qu'ils souhaitaient en partir où qu'il n'y était pas heureux.
Je n'ai jamais dis, non plus, que la ville était un lieu idyllique et sans danger, c'est un constat quand il n'y a pas d'école ailleurs qu'en villes les parents n'ont pas le choix. Et je n'ai pas non plus parlé de "grande ville", seulement de ville. La taille varie souvent, mais vue qu'elles sont à proximité de lieux isolés elles ne sont jamais bien grande.
A ton deuxième point: Je pense que le choix du lieu où on souhaite habiter dépend de beaucoup de chose, et non pas seulement de son souhait.
Historiquement (en France comme ailleurs), il y a eu beaucoup de remue ménage, d'invasion, de guerre, d'immigration, d'émigration... bref plein de raison qui ont poussés des individus, des populations, dans certain territoire et non dans d'autres. Sans oublié le facteur "naissance". Après, le plus souvent on s'adapte a son milieu, voir on s'y plait (ou pas).
Beaucoup de gens ne peuvent pas vivre où ils veulent, on ne peut pas juste partir parce qu'on le souhaite ou rester parce qu'on le souhaite.
Dès fois on a pas le choix pour des raisons très multiples: on a pas le choix parce qu'on a été muté, on a pas le choix parce qu'on risque de se faire tué si on reste, on a pas le choix parce qu'on a pas d'argent, on a pas le choix parce qu'on ne trouve pas de travail ailleurs, on a pas le choix parce qu'on a un certain nombre de personne qu'on ne peut abandonner pour ses propres rêves, on a pas le choix parce que notre visa à l'étranger n'est pas illimité ... bref pour pouvoir vivre, s'en sortir on est forcé de rester dans certain milieu ou d'en partir, voir pire parfois on reste piégé dans un milieu hostile (ex: banlieue)
Je ne dis pas que personne n'a choisi de vivre où il veut, mais croire que tout le monde, même en occident, peut vivre où il veut si il le souhaite c'est illusoire. Parfois on fait juste le moins pire des choix. On est pas entièrement libre, on est oblig de faire avec le monde dans lequel on vie.
A ton quatrième point: "le fait de voyager et d'aller dans une comté lointaine n'est pas une nécessité, c'est un "luxe" dans ce cadre."
Je me suis peut-être mal exprimé, mais je ne parlais que de voyage touristique et non professionnel (journalistique ou anthropologique), je n'ai
pas parlé une seule fois de voyage pour raison professionnel, tu ne l'as pas précisé et j'ai cru que tu souhaitais partir uniquement pour un "enrichissement personnel", et non pas pour ton travail.
A ton cinquième point: j'ai dis : "N'oublions pas que la plupart de nos compétences "occidentales" sont bien souvent inutiles dans ces régions, on est donc le plus souvent une bouche en plus à nourrir sans possibilité d'apporter une réelle contribution."
... je parlais donc de compétences personnelles, individuelles, de savoir-faire, je ne parlais absolument pas de technologie occidentale, je ne parlais pas d'infrastructure occidentale. Mes compétences de philosophes, tes compétences de journalistes, ou les compétence de comptabilité de x, sont d'aucune utilité pour aider sur place ces peuples, pour participer aux activités qui permettent à ces peuples de survivre (attention, je ne dis pas que le travail de fond effectué en tant qu'intellectuel n'est pas important, mais que dans l’immédiat, sur le terrain, il ne sert pas). Je ne crois pas que beaucoup d'entre nous savent chasser ou cultiver sur des types de terre particulières, ou même certains types d'activités manuelles demandent un savoir faire qui ne s'acquière pas en 5 mn.
C'est un problème réel, je ne l'ai pas inventé, je l'ai vue abordé dans des ouvrages d’anthropologue, ou encore dans des reportages. (Ce n'est pas une loi universelle, ce n'est pas valable pour tous les peuples, certains vivent du tourisme.)
Pour ce qui est des technologies occidentales, la possession de portable ou d'internet varie beaucoup d'un peuple à l'autre et surtout d'un pays à l'autre. Certains on un réseau très bien installé depuis longtemps ou depuis peu, et d'autres n'ont absolument pas internet ou de portables (je pense à certains peuples nomade d'Afrique qui sont très dur à trouver pour cette raison).
Bref tu demandais si on avait des réponses à tes doutes concernant le fait d'être végétarien alors qu'on ne le peut pas toujours en pratique,
je te répond donc que tous les beaux principes ne peuvent pas s'appliquer dans tous les cas.
On ne souhaite ni tuer d'animaux, ni tuer d'être humain mais selon le contexte on peut y être forcé. On peut se retrouver dans des situations qui ne nous laissent pas le choix, enfin si le seul qui nous reste c'est: vivre ou mourir.
Qu'on se retrouve dans un milieu ou on est forcé de tuer pour se nourrir et donc ne pas mourir, ou de tuer pour ne pas être tuer et donc ne pas mourir, ce sont des cas de force majeure, de nécessité. Libre à chacun de choisir sa vie où celle des autres (quand il n'est question que de sa vie car souvent on à une famille en plus à protéger).
On peut en venir à tuer des hommes pour sa survie, que ce soit de la légitime défense direct (agression) où en prévention (stratégie d'attaque pour éliminer l'adverse, l'ennemi avant qu'il nous élimine). Ce n'est pas pour autant que la vie d'un être humain n'a pas de valeur en soi et qu'on peut se permettre dans tuer un quand ça nous arrange. Il en va de même pour les animaux, ils ont une valeurs en soi inaliénable, elle ne change pas, ne varie pas. Seul les contextes changent, et quand on est embarqué dans une situation qui nous dépasse où l'enjeu et notre vie voir celle de nos proches, ou d'un peuple, d'une population... il est normal de défendre sa vie, de tout faire pour la préserver.