ok on ne mange pas de miel par respect pour les abeilles. Mais alors comment on fait quand on vit dans une région envahie de moustique ou de mouches? Il ne faut pas les tuer par respect?
Pourquoi on pourrait tuer les moustiques ou les mouches et pas les abeilles?
Disons que je ne vois pas le rapport entre ces deux choses...
On mange du miel sans aucune obligation, sans autre raison que celle que nous impose nos sens. Pas de raison de santé, comme l'a si bien expliqué Pinco, pas de raison équilibre alimentaire... Juste parce qu'on aime ça. Donc, on vient mal traiter les abeilles alors qu'on pourrait très bien s'en passer.
L'élimination des moustiques, cafards, fourmis et autres insectes qui peuvent parfois nous envahir peut- se révéler un impératif de salubrité ou de santé. S'il faut choisir entre ma vie (ou celle d'autres hommes et femmes), et celles de moustiques ou frelon, je n'hésite pas, même si ça implique de détruire des centaines d'individus. Je vais juste éviter de le faire si c'est possible.
Et s'il faut choisir, même, entre la vie de ces insectes et ma tranquillité, jusqu'à un certain point, j'éviterai de tuer, mais au bout d'un moment, tant pis : je mettrai moi aussi de l'anti-fourmis ou du tue-moustique plutôt que d'être constamment piqué, même si ma vie n'est pas en jeu...
Attention : en évitant au maximum, on peut ne faire qu'accentuer le problème... Par exemple, l'été dernier, un nid de frelon s'est installé juste devant l'entrée de mon gîte... Je n'ai rien au début, me disant que deux ou trois frelons ne dérangeaient personne, mais il m'a ensuite fallu le détruire, lorsqu'il y avait des centaines d'individus, car mes locataires en étaient envahis, ne pouvaient plus dîner dehors et les frelons rentraient dans le gîte... Si je l'avais fait au début, j'aurais tué peut-être dix fois moins de frelons...
Mais tout ça, je ne le fais jamais de gaité de cœur, et si je peux l'éviter, je l'évite. Je suis actuellement envahi de punaises : je n'en tue aucune, je me contente de mettre dehors. Par contre, si je tombais sur un nid de punaises, avec des larves et tout, s'il m'est impossible de tout sortir (ce qui, au passage, reviendrait à les tuer, car je doute que les larves supportent les nuits de février...), tant pis : je détruirais le tout...
Mais quel rapport avec le fait de manger du miel ?
C'est comme de me reprocher de respirer, puisqu'à chaque respiration, je détruis des micro-organismes, ou de marcher, puisqu'à chaque pas, j'écrase ou risque d'écraser des insectes...
Le mieux est l'ennemi du bien. Chacun fait selon ses possibilités.
Nico.