Auteur Sujet: Nouvelle étude sur la santé des végétariens : un miroir aux alouettes  (Lu 9080 fois)

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Hors ligne Pincopallino

Nouvelle étude sur la santé des végétariens : un miroir aux alouettes
« le: Dimanche 27 Juillet 2014, 20:46:47 pm »
Nouvelle étude sur la santé des végétariens : un miroir aux alouettes plein de « bonne volonté »!

Au cours des dernières semaines s’est propagé comme un écho redondant l’article d’une nouvelle étude « choc » réalisée par des chercheurs de l’Université de Graz (en Autriche), qui, selon les rapports des journalistes, « balaierait » l’idée d’une bonne santé des végétariens, démontrant sans équivoque qu’elle ne serait plus aussi bonne, mais qu’au contraire, elle serait en réalité très mauvaise. Les végétariens examinés pour cette étude seraient apparus comme malades, recourant plus souvent que les autres à des médicaments.

Lorsqu’on lit attentivement l’étude, en s’appuyant sur son bagage scientifique, on constate en réalité qu’au-delà du titre et des premières lignes de l’article, le véritable contenu de l’étude en question se révèle d’une inconsistance absolue. Il s’agit en fait plutôt d’un sondage que les interviewés ont renseigné par eux-mêmes en précisant leur degré de végétarisme, alors qu’une étude sérieuse aurait plutôt validé des résultats obtenus sur la base d’un questionnaire alimentaire.

Aucune des données recueillies n’a fait l’objet d’un contrôle de la part des chercheurs, rien ne précisait la composition nutritionnelle du régime et, pire encore pour la validité de l’étude, il s’agissait d’une analyse « cross-sectional », c’est-à-dire transversale.
Dans une étude transversale, on «photographie» la situation d’une personne à un moment donné et on recherche les éventuelles associations entre les variables examinées. Ce type d’analyse possède une limite intrinsèque: elle NE permet PAS d’établir un rapport de cause à effet entre les variables qui apparaissent associées : même si les modalités de saisie des données avaient été rigoureuses (et ce n’était pas le cas), le fait qu’il s’agisse d’une étude transversale ne permet d’établir aucun rapport entre végétarisme et maladie. Le végétarisme est-il cause de maladie ? Etre malade invite-t-il à adopter un régime végétarien ? D’autres paramètres, différents des précédents, sont-ils responsables de cette association qui de fait n’existe pas ?

Quelles que soient les réponses à ces questions, il est toutefois probable que les résultats soient le fruit d’une mauvaise plaisanterie, conséquence d’une part de la récolte suspicieuse des données et d’autre part d’une mauvaise méthode de travail. Au sein d’un vaste échantillon d’environ 15 500 sujets, on comptait un groupe restreint d’environ 300 « végétariens » parmi lesquels la majeure partie consommait du poisson (!), et qui étaient confrontés à environ 1000 non-végétariens choisis par les chercheurs parmi les 15 000 non-végétariens participant au sondage. Un échantillon totalement déséquilibré.

Voici sans doute les raisons pour lesquelles les résultats de cette étude ne sont pas en phase avec les données scientifiques produites depuis environ 60 ans d’études sur le sujet.
Des centaines de milliers de végétariens ont été examinés par des chercheurs dans le monde entier : ces derniers ont recruté des sujets sains au début de l’étude, les ont suivis pendant des dizaines d’années, ont noté scrupuleusement leurs habitudes alimentaires, leur état de santé à partir de données sanitaires (hospitalisation, types de maladies) plutôt qu’à partir d’entretiens, et ils ont isolé dans le temps ceux qui avaient développé une maladie donnée. Ces derniers ont ensuite été suivis en groupes distincts par types de maladies, et les chercheurs ont analysé les facteurs possibles corrélés avec la maladie en question tirant ainsi les conclusions sur leurs rapports réciproques.

Seul un rapport qui se confirme comme statistiquement significatif est pris en considération et le facteur corrélé avec la maladie est classé comme facteur à risque s’il augmente le risque de développer une maladie dans le temps, ou comme facteur protecteur s’il diminue ce risque.

Ces études que l’on appelle prospectives, justement parce qu’elles suivent dans le temps et sur plusieurs années de nombreux sujets, sont hautement convaincantes (à la différence des études transversales). Cela implique également que selon le rapport de cause à effet, les résultats autorisent une lecture prévisionnelle.

Les données qui résultent de ces études conduites à travers la monde mettent en évidence que, grâce à leur régime et à l’inverse des non-végétariens, les végétariens tendent à avoir une meilleure sensibilité à l’insuline, une incidence réduite des tumeurs, du diabète de type 2, de l’obésité, de l’hypertension, de décès et d’hospitalisation dus aux AVC, et, dès le plus jeune âge, une réduction de l’indice de masse corporelle. En outre, quelques études cliniques ont démontré l’efficacité thérapeutique d’un régime végétarien sur les maladies métaboliques et cardiovasculaires.

Cependant, l’étude autrichienne a eu un impact démesuré.

Comment est-ce possible ? Mais surtout, comment se fait-il qu’une autre étude portant le signature des mêmes auteurs, toujours publiée au mois de février 2014 dans la revue Wiener Klinische Wochenschrift (page 113-118), et conduite sur l’ensemble des sujets choisis, n’a fait l’objet d’aucune mention dans le journal ? Parce que les journalistes n’avaient pas les fonds pour publier l’article dans un journal trop gourmand ? Ou parce que cette seconde étude apporte les conclusions strictement contraires à la première, à savoir qu’un régime végétarien était synonyme d’une meilleure santé et une meilleure qualité de vie ?
Les résultats de n’importe quelle nouvelle étude portant sur un sujet pour lequel il existe déjà une vaste littérature scientifique accréditée, doivent être analysées sur les bases de tout ce qui est déjà sûr. Et si une nouvelle étude arrive avec des résultats différents de ceux déjà obtenus (situation qui se dit « inconsistante ») elle pourrait attirer l’attention du monde scientifique et stimuler de nouvelles recherches sur le champ, à condition d’être confrontée à d’autres études semblables.
Ce qui n’est pas le cas pour cette nouvelle étude. Pas même un soupçon de doute envers la solide littérature sur la meilleure santé des végétariens qui est pourtant l’unique certitude dans cet absurde contentieux, exprimée par ailleurs dans les Lignes du Guide Diététique américain, au chapitre 5 (« Construisons des schémas d’alimentation saine »), où le motif végétarien se trouve classé parmi les trois motifs diététiques les plus sains, avec le régime DASH (Dietary Approaches to Stop Hypertension) et le régime méditerranéen.

But, think pink !!! Le revers de la médaille est vraiment confortant. Dans le fond, c’est le vrai triomphe de cette émouvante et pathétique histoire : faire l’étalage des résultats de cette étude qui veut «renverser» ce qui est jusqu’alors bien connu. Au final, la bonne santé des végétariens reste une certitude. Elle ne peut pas être mise en discussion par cette «nouvelle étude» qui a injustement alimenté les espoirs de ceux qui ont intérêt à cacher la vérité, pour que «rien ne change» dans le monde de l’agro-industrie et de la médecine.

Luciana Baroni, MD
Società Scientifica di Nutrizione Vegetariana – SSNV
www.scienzavegetariana.it


(traduit par Nicolas Husser et adapté par l’Association Végétarienne de France)

http://www.vegetarisme.fr/nouvelle-etude-sante-vegetariens-miroir-aux-alouettes-plein-bonne-volonte/
Un quart de ce qu'on mange nous maintient en vie, les autres trois quarts maintiennent en vie les médecins (citation trouvée dans un ancien papyrus égyptien)

Hors ligne Aurore

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Re : Nouvelle étude sur la santé des végétariens : un miroir aux alouettes
« Réponse #1 le: Dimanche 27 Juillet 2014, 21:05:16 pm »
à un extraterrestre: "Bienvenu dans mon monde" :-[

Hors ligne Dougal

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« Réponse #2 le: Samedi 06 Décembre 2014, 12:23:29 pm »
Bonjour!

Pourquoi les ovo-lacto-pesco-végétariens sont-ils souvent/toujours classés parmi ceux dont le longévité est la plus importante? Si tel est le cas, certains types de végétarisme quand ils sont mal-équilibrés pourraient-ils contribuer à des carences difficilement détectables pour les non-initiés?

En dehors des carences auxquelles les végétaliens sont sensibilisés de longue date (B12) et de celles que l'on rencontre chez les omnivores aussi (D), les carences quelquefois mentionnées sont-elles ou non fondées (choline, carnosine, dha, cla, K2)?

Il semblerait que certains omnivores seraient peut-être amenés à assimiler un excès de choline (+ de 3500 mg/jour) pouvant avoir des effets cancérogènes par production de TMAO (à vérifier???) mais le manque ce  choline semble aussi avoir des effets délétères.

Quel végétalien peut garantir que son système synthétise le DHA d'une manière endogène? Quelles seront les conséquences sur lui s'il se trompe ou s'il trompe involontairement ses proches? (voir la carence en DHA de certains grands noms de l'Hygiènisme)?

Quel végétalien peut garantir qu'ayant bénéficié d'une nutrition parfaite depuis la naissance, n'étant pas soumis aux contraintes de la vie quotidienne, bénéficiant donc d'un taux de cortisol (hormone du stress dite death hormone en anglais) très bas et ayant la chance d'avoir des intestins en parfaite santé (non agressés par l'excès de cortisol), dont la flore intestinale n'a rarement été agressée par un excès d'antibiotiques, synthétise normalement le CLA?

Dans le doute que faut-il faire?

Pourquoi certains végétaliens renommés abordent-ils le problème  de la carnosine  que ce soit chez les omnivores ou les végétaliens? http://www.veganmainstream.com/2010/11/30/dr-gabriel-cousens-on-diet-deficiencies-for-vegans-and-meat-eaters/         

http://articles.latimes.com/2013/jun/04/science/la-sci-sn-vegetarian-diet-health-benefits-20130604

Hors ligne Aurelien44

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Re : Nouvelle étude sur la santé des végétariens : un miroir aux alouettes
« Réponse #3 le: Samedi 06 Décembre 2014, 13:31:30 pm »
Bonjour Dougal,

Je ne suis pas spécialiste de ces questions, loin s'en faut, et Pincopallino pourra certainement te répondre de façon plus avertie, mais je me permets quand même une hypothèse sur les mangeurs de poisson. Je crois que toutes les études ne disent pas la même chose à ce sujet, mais une chose me semble claire : le principal danger, au niveau santé (le danger de vider les océans étant à mes yeux le plus grave et imminent), de la consommation de poisson, actuellement, réside dans les quantités énormes de polluants très toxiques qui s'accumulent petit à petit dans le corps, comme le mercure, qu'ils contiennent. Mais cette quantité s'est accrue récemment (échelle de quelques décennies), et les conséquences sur la santé humaine sont à long terme ; comme aucune étude rigoureuse sur les conséquences sanitaires de tel ou tel régime alimentaire ne peut prendre moins de plusieurs années, cela veut dire que la plupart d'entre elles ont été réalisées en prenant en compte la consommation de poissons beaucoup moins pollués qu'aujourd'hui. Je serais donc porté à dire que, si la consommation modérée de poisson a peut-être été à une époque (j'y reviens bientôt) un facteur d'accroissement de l'espérance de vie humaine, c'est certainement l'inverse maintenant, vu la hausse rapide de la concentration en mercure, dioxines, perturbateurs endocriniens et autres joyeusetés (j'ai souvenir d'avoir vu lors d'une conférence de l'AVF citer une étude très récente lors de laquelle une supplémentation en huile de poisson dans le régime de cardiaques avait dû être interrompue prématurément, celle-ci détériorant la santé moyenne des malades par rapport au groupe contrôle, à l'inverse de ce qu'on pensait ; comme ces huiles sont pleines de "bons" gras, l'hypothèse de très loin la plus plausible vient de la contamination par les poisons que l'industrie chimique déverse partout sur terre).
   La connaissance du rôle des oméga 3 et oméga 6 dans la santé humaine est récente, à ma connaissance. Pendant longtemps, où personne ne prêtait attention à cela, le poisson a sans doute permis, parmi ses consommateurs modérés, de rééquilibrer le ratio oméga 6/oméga 3 (par hasard). Mais on peut très bien y arriver par un régime purement végétalien, sans aucune difficulté, en faisant un peu attention aux oléagineux qu'on consomme. Les adversaires du végétarisme arguent de la faible conversion des oméga 3 à courte chaîne et oméga 3 à longue chaîne (qui n'existent pas dans le monde végétal usuel et sont assez nombreux dans le poisson), mais c'est un point controversé, voir la fiche de l'AVF sur les huiles : normalement, avec un régime végétalien équilibré, assez riche en oméga 3 et pas trop riche en oméga 6, le taux de conversion, même assez limité, suffit largement à couvrir les besoins.

Hors ligne Pincopallino

Re : Y voir clair pour moi et ma famille
« Réponse #4 le: Dimanche 07 Décembre 2014, 01:39:37 am »
Pourquoi les ovo-lacto-pesco-végétariens sont-ils souvent/toujours classés parmi ceux dont le longévité est la plus importante?
Source? Les affirmations non sourcées n'ont aucune valeur.

Si tel est le cas, certains types de végétarisme quand ils sont mal-équilibrés pourraient-ils contribuer à des carences difficilement détectables pour les non-initiés?
Tout régime mal équilibré est cause potentielle de problèmes santé. Par exemple, le régime occidentale est responsable de la quasi-totalité des pathologies cardiovasculaires et des cas de diabète, et de la grande majorité des cancers, ce qui représente 60% des cause de décès en France et davantage dans les pays nordiques et Anglo-Saxones.

En dehors des carences auxquelles les végétaliens sont sensibilisés de longue date (B12) et de celles que l'on rencontre chez les omnivores aussi (D), les carences quelquefois mentionnées sont-elles ou non fondées (choline, carnosine, dha, cla, K2)?
On crève des excès et on a peur des carences. C'est la stratégie des l'industrie alimentaire pour continuer nous vendre leurs poisons.

Il semblerait que certains omnivores seraient peut-être amenés à assimiler un excès de choline (+ de 3500 mg/jour) pouvant avoir des effets cancérogènes par production de TMAO (à vérifier???) mais le manque ce  choline semble aussi avoir des effets délétères.
Source? Tout excès et toute carence sont potentiellement dangereux, mais les niveau recommandés et ceux considérés comme optimaux ne sont pas gravés dans le marbre : ils évoluent à fur et à mesure que la recherche avance. Par exemple, dans les premiers rapport FAO/OMS sur protéines et acides aminés, la protéine de l'œuf était prise comme référence. Ce qui a contribué à considérer les protéines végétales comme 'inférieures'. La composition en acides aminés de la protéine de référence aujourd'hui est beaucoup plus proche des protéines végétales, mais l'image négative planée sur ces dernières, même si complètement infondée, a du mal à mourir.

Quel végétalien peut garantir que son système synthétise le DHA d'une manière endogène? Quelles seront les conséquences sur lui s'il se trompe ou s'il trompe involontairement ses proches? (voir la carence en DHA de certains grands noms de l'Hygiènisme)?
As tu lu la fiche huiles et le livre d'Udo Erasmus? Tant que le rapport oméga-6/oméga-3 n'est pas déséquilibré (inférieur à 4), qu'il y a un apport suffisant de magnésium (abondant chez les végétaux, comme par hasard ; très déficitaire dans les produits laitiers, soit dit en passant), la synthèse endogène est suffisante. Et si vraiment on veut se faire des soucis, il suffit de consommer des algues, qui sont riches en DHA (les poissons ne font que le concentrer).

Quel végétalien peut garantir qu'ayant bénéficié d'une nutrition parfaite depuis la naissance, n'étant pas soumis aux contraintes de la vie quotidienne, bénéficiant donc d'un taux de cortisol (hormone du stress dite death hormone en anglais) très bas et ayant la chance d'avoir des intestins en parfaite santé (non agressés par l'excès de cortisol), dont la flore intestinale n'a rarement été agressée par un excès d'antibiotiques, synthétise normalement le CLA?
Il est évident que l'alimentation n'est pas le seul facteur en jeu, même s'il a un poids très important (on mange trois fois par jour, après tout). Si on pouvait vivre sur une plage à Tahiti, sans stress, en consommant des produits végétaux non traités, en faisant du sport à longueur de journée, on serait encore en meilleure santé. Hélas, pas possible pour tout le monde!

Dans le doute que faut-il faire?
Consommer des produits en bas de l'échelle alimentaire (non transformés), non traités, de saison, faire du sport, éviter de fumer, boire assez de liquides, surtout eau et thé (y compris du thé vert), se supplémenter en B12 (et D pendant l'hiver), faire une prise de sang tous les ans au printemps (indépendamment du régime alimentaire), observer et écouter son corps (pas ses envies!)

Pourquoi certains végétaliens renommés abordent-ils le problème  de la carnosine  que ce soit chez les omnivores ou les végétaliens? http://www.veganmainstream.com/2010/11/30/dr-gabriel-cousens-on-diet-deficiencies-for-vegans-and-meat-eaters/
   
Encore un argument bidon. On synthétise la carnosine dont on a besoin. Et nous disposons de beaucoup d'antioxydants qui combattent les radicaux libre et les AGE (advances glycation end-products) : des enzymes (catalase, superoxide dismutase, glutathione peroxidase), sans compter le grand nombre d'antioxydants qu'on trouve dans les aliments végétaux, en particulier des polyphénols (mais pas seulement).
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Hors ligne SophieRichard

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Re : Nouvelle étude sur la santé des végétariens : un miroir aux alouettes
« Réponse #5 le: Lundi 08 Décembre 2014, 09:31:38 am »
 :)merci pour ces informations,le choix qu'on a est correct!


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« Modifié: Jeudi 11 Décembre 2014, 10:12:23 am par SophieRichard »

Hors ligne Marta

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Re : Re : Y voir clair pour moi et ma famille
« Réponse #6 le: Lundi 08 Décembre 2014, 10:01:15 am »
faire une prise de sang tous les ans au printemps (indépendamment du régime alimentaire)
Pourquoi Pinco? J'en fais jamais (à part les dons de sang)... est-ce une erreur?
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Hors ligne Pincopallino

Re : Nouvelle étude sur la santé des végétariens : un miroir aux alouettes
« Réponse #7 le: Lundi 08 Décembre 2014, 10:07:50 am »
Oui, Marta, c'est une erreur grave. Comment veux tu découvrir des anomalies éventuelles avant qu'une maladie se déclenche, si tu ne fais jamais une prise de sang? Quand les symptômes apparaissent, ça peut être trop tard, tandis qu'une anomalie dans le bilan sanguin peut correspondre à un stade précoce d'une maladie curable.
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Hors ligne Marta

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Re : Nouvelle étude sur la santé des végétariens : un miroir aux alouettes
« Réponse #8 le: Lundi 08 Décembre 2014, 10:26:08 am »
Ah bon. Je ne croyais pas que toute maladie pouvait se détecter par une prise de sang. Je fais par exemple des visites chaque année chez le dermato parce que j'ai pas mal de nefs, et un frottis chaque année chez la gynéco pour le cancer de l'uterus... je pensais que c'était la même chose pour les autres maladies graves (examen spécifique nécessaire).
Du coup pourquoi aucun des médecins généralistes que j'ai croisé dans toute ma vie ne préconise un bilan sanguin par an?
Bref je suis étonnée, mais ça ne me coûte pas grand chose (surtout en France) de faire un bilan sanguin par an. Du coup c'est un bilan "classique" ou avec des recherches particulières à faire? Et pourquoi le faire au printemps? Merci pour toutes les réponses.
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Hors ligne Pincopallino

Re : Nouvelle étude sur la santé des végétariens : un miroir aux alouettes
« Réponse #9 le: Lundi 08 Décembre 2014, 10:55:44 am »
Non, "toute" maladie ne peut pas être détectée par un simple bilan sanguin. Mais c'est quand même la première étape qui peut révéler des anomalies insoupçonnées. Au printemps car c'est le moment où le taux de vitamine D est au plus bas : si tu n'est pas carencée en vitamine D à ce moment là, tu ne l'es pas toute l'année.
Analyse classique plus vitamine D, apo-B, apo-A1, ferritine, PRC (protéine C réactive, pas forcement tous les ans si valeurs normales). De temps en temps, Lp(a): sous forte influence génétique, donc pas besoin de la doser tous les ans (pas remboursée, 17 euros), hormones thyroïdiennes (T3, T4, TSH). Si glycémie élevée, hémoglobine glyquée (HbA1C) (risque de diabète). Après 40 ans, homocystéine (pas remboursée, 60 euros, pas nécessaire tous les ans, si valeurs normales).
Après, en fonction du résultat, ton médecin pourra te prescrire des analyses plus spécifiques.

Citer
Du coup pourquoi aucun des médecins généralistes que j'ai croisé dans toute ma vie ne préconise un bilan sanguin par an?
Pour ne pas alourdir le déficit de la sécu?  ::)
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Hors ligne Marta

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Re : Nouvelle étude sur la santé des végétariens : un miroir aux alouettes
« Réponse #10 le: Lundi 08 Décembre 2014, 11:02:30 am »
Merci, je me mets un rappel dans mon agénda au printemps et j'y copie tout ça!
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Hors ligne Marteljea

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Re : Nouvelle étude sur la santé des végétariens : un miroir aux alouettes
« Réponse #11 le: Mardi 17 Février 2015, 21:47:48 pm »
Bonjour mon cher Picopalino,
Surtout ne pense pas que je cherche a te nuire n'y a te contre dire. Mais ils se trouve que tu est partout sur ce site. Fort intéressant a mon goût ( bon espérons que je doive pas le justifier ).
Bien sur nous devons nous opposer à ce genre de publications. Mais inutile de nous opposer par la recherche d'opposition systématique.
Il est maintenant inéluctable que les groupes de l'agro alimentaire sont maintenant au abois, il suffit de regarder ce qu'ils oses publier. Quand je suis devenu végétarien dans les année 65 , ce n'était pas du tout pareil, nous deviens presque nous caché pour être végétarien. Nous étions des guignol, regarde maintenant nous trouvons des pseudo bio (de plus en plus bio) sur les grandes surface. Leurs rayon ne saisent de grandir.
Je ne sais dans l'Est de la France mais sur Nice il y a même du vrac bio.
donc ne t'inquiète pas pour ce genre d'article, au contraire, nous devons simplement nous afficher, nous montrer tel que nous sommes sain d'esprit et de corps. Autour de nous il y a de puissant allié.
Je t'en nomme quelques un. Steve Job mort d'un Cancer du pancréas a cause des produit chimique qu'il a manipulé dans sa jeunesse.
Le Prince Charles qui a convertit la totalité de sont cheptel au bio.
Bon comme tout va par 3 sur cette foutus boule, je n'ai pas de nom qui me viens immediatement.
Mais sache que nous avons dépasser la masse critique du retournement obligatoire.
Si cette foutus boule nous en laissera le temps dans 50 ans la terre sera végétalien ne ou ne sera plus. Donc patience il suffit que nous nous affichions tous face à ces lobbys vacillants.
Cordialité
Jean Pierre.
Que la pluie et le beau temps inonde les cœurs, de Joie, Amour, Harmonie sur notre Terre Mère.

Hors ligne Marta

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Re : Re : Nouvelle étude sur la santé des végétariens : un miroir aux alouettes
« Réponse #12 le: Mardi 17 Février 2015, 22:34:56 pm »
Mais ils se trouve que tu est partout sur ce site. Fort intéressant a mon goût ( bon espérons que je doive pas le justifier ).
 
 :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D :D
En effet, c'est la première fois que je vois un administrateur écrire sur le forum qu'il administre!!! Quel égocentrique, ce Pincopallino! :))

Cordialité
Marta.
« Modifié: Mardi 17 Février 2015, 22:37:08 pm par Marta »
Le français n'est pas ma première langue : n'hésitez pas à me faire remarquer si j'utilise des mots qui ne veulent rien dire ou si mes phrases ne sont pas claires! Merci.

Hors ligne picchou

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Re : Nouvelle étude sur la santé des végétariens : un miroir aux alouettes
« Réponse #13 le: Mardi 12 Février 2019, 22:12:02 pm »
Je suis assez perplexe sur le bien fondé du végétarisme, je suis persuadé que manger autre chose que des végétaux est nécessaire à notre santé.

Je pense que se sont les quantités et la qualité de ce que nous mangeons qui nous est préjudiciable !

Je pense comme beaucoup que le poisson est devenu un vrai poison en raison des polluants absorbés par celui-ci, quant à la viande, celle-ci n'échappe pas aux poisons déversés dans les champs et les polluants de toutes sortes ; pourtant il faut bien manger pour survivre ...

A ce jour, je me pose des questions raison de ma venu ici bas, mais je crois raisonnable de dire que même les végétaux sont pollués, quand ils sont pas OGM !

 :( ::)
Convaincu que l'on s'empoisonne chaque jour un peu plus quelque soit notre alimentation, que surveiller sa santé est primordial si on veut survivre un peu plus longtemps et en bon état !

Hors ligne Aurelien44

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Re : Re : Nouvelle étude sur la santé des végétariens : un miroir aux alouettes
« Réponse #14 le: Mercredi 13 Février 2019, 22:11:37 pm »
Je suis assez perplexe sur le bien fondé du végétarisme, je suis persuadé que manger autre chose que des végétaux est nécessaire à notre santé.

Référence scientifique pour cette affirmation ?

Je pense que se sont les quantités et la qualité de ce que nous mangeons qui nous est préjudiciable !

Discours classique : rien n'est bon ou mauvais en soi, c'est une question de dose. À bon ? Pour des substances comme le tabac, la cocaïne ou la ciguë, la quantité la meilleure est claire : c'est zéro, quelle que soit la "qualité" du produit. Montre-nous qu'il serait préjudiciable de ne pas consommer de produits d'origine animale plutôt que de lancer des généralités douteuses qui peuvent tout justifier.

Je pense comme beaucoup que le poisson est devenu un vrai poison en raison des polluants absorbés par celui-ci, quant à la viande, celle-ci n'échappe pas aux poisons déversés dans les champs et les polluants de toutes sortes ; pourtant il faut bien manger pour survivre ...

A ce jour, je me pose des questions raison de ma venu ici bas, mais je crois raisonnable de dire que même les végétaux sont pollués, quand ils sont pas OGM !

Ben oui, mais justement, c'est une question de dose. Globalement les végétaux sont moins pollués. Plus on monte dans la chaîne alimentaire, plus la concentration de polluants augmente, globalement. Toi qui parles des poissons, les grands poissons carnivores sont particulièrement toxiques niveau pollution, les poissons végétariens un peu moins... et les algues encore moins ! Donc il vaut mieux consommer ces dernières. Pareil pour ce qui pousse sur terre.