Auteur Sujet: Et les insectes dans tout ça ?  (Lu 14390 fois)

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Hors ligne Nauyt

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Et les insectes dans tout ça ?
« le: Jeudi 10 Mars 2011, 23:12:07 pm »
Bonsoir,

il y a deux mois je me suis mis au régime végétarien avec pour planification à long terme de devenir végétalien. But de la manoeuvre : ne plus causer de souffrances indescriptible à des animaux qui n'aurait de toute façon pas vu le jour autrement pour me nourrir alors qu'il semble exister beaucoup d'alternatives végétales.

Toutefois récemment, un malaise est apparu. Pour cultiver fruits légumes etc, on doit utiliser des doses massives d'insecticides, production de masse oblige (et je ne veux pas entrer dans le débat de si on peut tous se nourrir au bio, ça ne m'intéresse pas). Nous tuons ainsi chimiquement des milliards d'insectes chaque année.

Question : ça souffre un insecte ? D'accord, un insecte n'est manifestement pas un mammifère, mais il est doté d'un système nerveux central, donc a priori capable de souffrance, non ? Si un insecte devait avoir la capacité de souffrir aussi fort qu'une vache ou un poulet, cela signifie qu'un régime végéta*ien va juste faire basculer la souffrance de l'animal vers l'insecte, ce qui n'est pas tolérable à mes yeux, vu que je ne vois pas selon quel critère honnête on ferait passer l'intérêt d'un animal devant celui d'un insecte.

Une sommaire recherche sur Google m'a appris très peu :

* je ne suis pas le premier à faire cette réflexion. Hélas, il ne semble pas y avoir d'étude sérieuse réalisée sur le sujet so far (un insecte souffre-t-il ?)
* la majorité des gens considèrent qu'un insecte ne souffre pas point barre. Il me semble que c'est là une fuite face au problème un peu facile, indigne de toute personne qui a déjà pousser la réflexion suffisamment loin que pour devenir végéta*ien.


Bref si vous avez des pistes pour m'aider à résoudre ce problème, je les lirai volontiers :)

Hors ligne Stéphane Ascoët

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Re : Et les insectes dans tout ça ?
« Réponse #1 le: Vendredi 11 Mars 2011, 08:21:02 am »
L'agriculture vegane est une solution dans cette direction  8) Car oui, les insectes sont sentients(il n'y a qu'à lire "La Hulotte" pour le savoir  ??? ).
Il y a quand même une différence philosophique entre faire se reproduire des mammifères pour qu'ils vivent enfermés dans des camps, dans lesquels ils seront torturés toute leur vie, jusqu'à mourir de façon horrible(découpés vivants) et tuer par nécessité des animaux qui s'attaquent aux cultures :-[
Et comme il faut 7 fois plus de cultures pour fournir un régime carné, il faut en tuer encore plus  :-\
Sans compter les effets sur la santé, l'environnement, la famine...
Mais si ça te travaille à ce point, tu peux toujours passer au fruitatisme, puis au respirianisme!
--
Bien cordialement, Stéphane Ascoët, animateur de la liste AVF Orleanaise, objecteur de croissance, faucheur volontaire, bio-vegetalien anti-spé

Hors ligne Jessica

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Re : Et les insectes dans tout ça ?
« Réponse #2 le: Vendredi 11 Mars 2011, 11:46:37 am »
Oui, le calcul est simple, de toutes façons : consommer de l'animal revient à consommer en moyenne 7 fois plus de végétaux, donc, même les insectes s'y retrouvent si on devient vegan.

Je suis convaincue que l'insecte souffre : il en va de sa survie (il peut fuir, se débattre...). Après, je ne pense pas qu'ils interprètent la souffrance comme nous, ni la mort (surtout chez les insectes à organisation sociale complexe, comme les fourmis, chez qui la notion d'individu est plus floue. Et non, je n'ai pas fait que lire du Werber !  :P), mais peu importe, puisqu'on peut éviter des les faire souffrir.

Ah, c'est sûr que le respirianisme serait une solution indéniable, mais pour quelque obscure raison, personnellement, je ne suis pas prête à sauter le pas (du coup, ça me fait réfléchir sur ceux qui ne se sentent pas de devenir végés, tiens...).

Hors ligne Nauyt

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Re : Et les insectes dans tout ça ?
« Réponse #3 le: Vendredi 11 Mars 2011, 13:39:04 pm »
Très juste, on diminue les besoins en végétaux si on ne mange plus de viande, je l'avais déjà oublié. Cet argument à lui seul me paraît déjà bien pour se mettre au végétalisme.

Hier après avoir posté cette question, j'ai browsé le web et je suis tombé là-dessus :
http://www.utilitarian-essays.com/intervene-in-nature.html

Je réalise que ma volonté de devenir végétalien pour réduire la souffrance animale va me mener sans doute bien plus loin qu'attendu.

Hors ligne Jessica

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Re : Et les insectes dans tout ça ?
« Réponse #4 le: Vendredi 11 Mars 2011, 18:27:46 pm »
Et oui, quand l'Homme accepte de faire appel à sa faculté d'empathie, elle se développe et souvent, on ne sait pas jusqu'où on doit aller.

Ce serait le rêve, un monde où plus aucune souffrance ne serait indispensable pour vivre. Qui sait, si l'évolution a mené l'Homme à l'empathie, peut-être est-ce la un des chemins que pourrait prendre la nature dans un (à mon avis très) lointain avenir ?

Hors ligne CesVeg

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Re : Et les insectes dans tout ça ?
« Réponse #5 le: Vendredi 11 Mars 2011, 19:27:21 pm »
Eh, oui, quand on entre dans cette démarche, on en réalise peu à peu la portée... :)

Je n'ai pas de réponse absolue à te fournir... je crois que principe reste de faire de son mieux... Les Bouddhistes (en tout cas, dans la théorie) partent du principe qu'ils doivent respecter toute vie - ils vont s'écarter s'ils voient un ver de terre pour ne pas l'écraser... je fais pareil, mais j'avoue m'être retrouvée l'été dernier avec un "cimetière à mites" (un "piège") chez moi l'été dernier suite à une invasion de mites alimentaires, car toute ma bouffe y passait et ça volait de partout... Inutile de dire que ma solution ne m'a pas satisfaite, mais je n'ai pas su quoi faire d'autre...

Dans l'absolu, j'évite de faire ça, mais bon...

En revanche, je ne comprends pas bien ta réaction par rapport au bio... pour le débat dont tu parles, je ne sais pas, mais une agriculture respectueuse de l'environnement ne peut qu'être meilleure pour tout l'écosystème... Non ?
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Re : Et les insectes dans tout ça ?
« Réponse #6 le: Vendredi 11 Mars 2011, 23:10:27 pm »
...ce qui est vrai si on veut défendre l'écosystème. Et je ne suis pas convaincu que l'écosystème est une bonne chose. La nature "de base", sans l'homme dedans, est quelque chose d'horrible et qui génère un grand nombre de souffrance. Je serai davantage partisan d'éradiquer tout écosystème, au moins je pourrais aller me coucher la conscience en paix qu'il n'y aucune bête occupée à crever de façon atroce dans cet écosystème.

Paragraphe à méditer sur le sujet :
The blind forces of evolution do not optimize for happiness. The pain endured by a fish afflicted with parasites or a rat swallowed alive by a snake is no more tolerable than the 'natural' suffering of humans due to malaria, cancer, or starvation. Both deserve our attention.

On peut avoir de nombreuses approches face à ça, mon idée est de réduire le nombre d'organismes susceptible de souffrir et ce en réduisant les niches où la vie est capable de se développer. Donc dégrader l'environnement je vois presque ça d'un oeil positif même si certains vont me regarder bizarrement.

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Re : Et les insectes dans tout ça ?
« Réponse #7 le: Samedi 12 Mars 2011, 11:38:14 am »
Effectivement, vu comme ça... on souffre manifestement beaucoup moins sur Mars... :o :o :o
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Re : Et les insectes dans tout ça ?
« Réponse #8 le: Samedi 12 Mars 2011, 13:12:38 pm »
 :o Pour le regard bizarre.

Sans rire, je comprends le raisonnement. Mais je crois qu'il ne s'agit pas d'éradiquer tout écosystème, plutôt d'en saisir tout la portée pour l'imprégner d'autre chose que de la loi du plus fort. Il s'agirait plus d'une symbiose parfaite entre tous les organismes vivants que de réduire la possibilité de vie, car sinon, on en arrive plus ou moins à la non vie, qui est peut-être une piste à explorer aussi, mais on est loin de maîtriser le sujet...

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Re : Et les insectes dans tout ça ?
« Réponse #9 le: Samedi 12 Mars 2011, 13:30:18 pm »
  Détruire l'écosystème c'est détruire la Terre, puisque l’écosystème dans lequel nous vivons c'est la Terre.... et nous faisons partie de cet écosystème...

L'écosystème c'est une organisation qui est sans cesse dans une démarche de réequilibration. L'équilibre qu'elle maintient tant bien que mal, c'est le cycle de la vie de sorte que les différentes espèces animales végétales cohabitent sans causer de trouble aux autres. Il semblerait que l'équilibre qu'elle est trouver pour maintenir une biodiversité ce soit le cycle de la vie, c'est à dire, la mort et la renaissance.
Nous souffrons ou souffrirons tous de la mort de nos parents à moins que nous mourrions avant eux ou que nous ne les ayons jamais connut ce qui apporte tout autant son lot de souffrance. Nous allons nous même souffrir dans de plus ou moins bonne condition. Le fait que les être de ce monde soit mortel entraine nécessairement de la douleur, si tu vas au bout de tes idées il faudrait que tous les êtres sentients, conscients soit immortel et indestructible.... mais même dans ce cas il y aurait de la souffrance puisque le monde n'est pas extensible il faudrait contrôler les naissances, et le monde se videra du sens du mot famille et du rire des enfants au profit de quelque génération qui ce serait fait immortel pour ne pas souffrir de la mort des autre et de soit.
Bref, la souffrance et partout même dans ton idéal, c'est effrayant quand même.
Le problème c'est que nous sommes un élément de cette nature, que notre culture est naturel et que toutes nos actions proviennent au final des qualités que la nature nous a permit de développer.
En gros l'écosystème nous à créer nous à développer et ta permis de penser qu'elle ferait mieux de na pas existé.
En conséquence, on pourrait dire que la nature ne nous a peut être pas crée ainsi pour rien, mais que nous participons a un nouvelle équilibre qui permettrais justement moins de souffrance, au sens ou chacun aurait toutes les chance de son coté pour avoir une belle vie, douce et enrichissante.
On en est loin, mais ce n'est pas en détruisant l'écosystème qu'on y arrivera, c'est en travaillant avec lui a un nouvelle équilibre qui permette a chaque espèce de vivre pleinement. Nous en avons la capacité, et l'exploitation bio peut être perçu comme un moyen d'y arriver.
Nous n'avons rien crée ex-nihilo, tout nous a été fourni par la nature même si parfois ça semble bien éloigné, la médecine comme les armes de guerre.
Avant nous ou après nous, je ne vois pas vraiment d'amélioration et le bio me semble plus une avancé vers la douceur de vivre avec les autres et soit que la destruction des autres et de soit.
Comme le dit CesVeg avec humour  ;D l'abscence de vie est dans ce cas la meilleur solution a un monde sans souffrance et sans ecosystème, bien que mars chaque planete soit constituer d'un écosystème.


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Re : Et les insectes dans tout ça ?
« Réponse #10 le: Samedi 12 Mars 2011, 23:11:55 pm »
Citer
En conséquence, on pourrait dire que la nature ne nous a peut être pas crée ainsi pour rien, mais que nous participons a un nouvelle équilibre qui permettrais justement moins de souffrance, au sens ou chacun aurait toutes les chance de son coté pour avoir une belle vie, douce et enrichissante.

Je n'aime vraiment pas cette phrase. Tu y identifies la nature comme une sorte d'entité bienveillante pour commencer. La nature c'est juste un mot qu'on a mis pour désigner ce foisonnement de vie qui nous entoure, hein -_-' Ensuite jusqu'à preuve du contraire on a pas été créés nous les hommes dans un but précis. Nous résultons juste du processus évolutif qui après des milliards d'années nous a fait voir le jour avec autant d'indifférence que pour d'autres espèces. C'est pas un jeu du genre "l'être humain est là pour une raison qu'il a pas encore trouvé, il doit juste chercher". La fourmi, le renard ou le champignon ne sont pas là pour former joyeusement un écosystème ou tout le monde vivrait en harmonie, ils essayent juste tous de tirer leur épingle du jeu avec une indifférence totale pour les autres organismes aux alentours.

Citer
L'écosystème c'est une organisation qui est sans cesse dans une démarche de réequilibration. L'équilibre qu'elle maintient tant bien que mal, c'est le cycle de la vie de sorte que les différentes espèces animales végétales cohabitent sans causer de trouble aux autres.

Wow, on a pas eu les mêmes cours de biologie générale nous deux. J'ignore où exactement on t'a appris que les différentes espèces végétales et animales cohabitent sans causer de trouble aux autres, mais je t'invite à chausser tes bottes et passer quelques jours dans la nature pour mieux appréhender la réalité. Bien sûr, tu as sûrement vu le principe de symbiose mais c'est plus une curiosité dans la nature qu'une règle. Et symbiose ou pas, ça ne change pas que l'environnement dans lequel vivent ces espèces n'est pas hospitalier et change sans cesse (froid, sécheresse, inondations) , causant de grandes souffrances et obligeant tous les animaux à s'adapter régulièrement et généralement dans la douleur et la mort. Franchement, je me sens mieux en sachant un écosystème détruit à tout jamais.

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Re : Et les insectes dans tout ça ?
« Réponse #11 le: Samedi 12 Mars 2011, 23:49:25 pm »
Han, je suis un peu harsh alors que tu me mets des liens sympas dans un autre poste Girafette. Je suis désolé, j'ai eu une sale journée -_-'

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Re : Et les insectes dans tout ça ?
« Réponse #12 le: Dimanche 13 Mars 2011, 19:46:40 pm »
 ;D mais non t'inquiète pas !!
Quand je dis un équilibre, cela ne veux pas dire qu'il n'y a pas de souffrances, d'indifférence, de mal, de coruption, et que la "nature", l'environnement, l'écosystème est "bienveillant", cela veut dire qu'elle cherche a fonctionner de sorte a ne pas s'auto-détruire. C'est un grand organisme dont nous sommes un élément dans ce cas, et tout comme notre corps, tout ce qui si passe n'est pas que douceur et harmonie.
La fin du monde, dans ce sens, ne suivrait qu'une  logique de reboot de l'écosystème, ou de remise a jour, de reformatage de cet organisme, d'épurage ... enfin bref, les plus grosses horreurs de se monde peuvent très bien participer a une logique de rééquilibrage et d'harmonisation du monde.
Un équilibre, une symbiose, une harmonie ne veut pas dire qu'il n'y a pas de souffrance ou d'injustice, puisque la lois du plus fort, la chaine alimentaire sont des moyens de maintenir un équilibre, de garder en vie les êtres les plus fort ou plutôt les plus aptes a survivre selon leur génétique aux différents changements climatiques et autre qui surviennent sans qu'une espèce puisse prendre le dessus sur une autre... enfin en générale.
Après vu que nous faisons partie de cette écosystème on devrait logiquement (il n'est pas question de point de vue spirituel de la Nature mais d'un logique d'organisation hypothétique) suivre ce même schéma hors ce n'est pas tout a fait le cas, bien qu'on est souvent tendance a perpétuer une lois du plus fort tout de même. En dehors de notre tendance a vouloir dominer, écraser et détruire, on remarquera qu'on a aussi une tendance a vouloir pallier a cette loi naturelle du plus fort grâce a la médecine notamment. De sorte qu'au final, nous pullulons (on remarquera cependant que la natalité est très faible dans les pays riches et très forte dans les pays pauvres) contrairement a ce qu'une logique d’équilibre "naturel" implique . Hors comme nous sommes un élément de cet écosystème, et que c'est cet écosystème et sa logique qui nous a permis d'évoluer a notre stade ma question est: au final cela ne suis t-il pas la même logique naturel, pourquoi serions nous des parasites alors que nous avons été engendrer par cette écosystème, c'est elle qui nous a faite comme nous sommes, nous avons évoluer grâce a sa propre logique après tout.
Donc en faite le fait que tu veuilles qu'il n'y est plus de lois du plus fort n'irait pas contre "l'écosystème", la "nature", "l'environnement", mais au contraire dans son sens. Il y aurait un nouvelle équilibre qui serait engendrer par notre espèce et notre capacité a réfléchir sur le monde, notre capacité a avoir du recul, a avoir de l'empathie pour tout les être ou qu'il soit, a pouvoir agir et changer les autres.
Nous avons été construit par l'écosystème, comme nos globules blanc sont crée par notre corps, alors cette volonté de justice que nous avons c'est également l'écosystème qui la permis. Aller contre la lois du plus fort, c'est peut être suivre la logique d'évolution de notre écosystème.
Et oui, la nature, l'environnement, l'écosystème désigne le foisonnement de vie qui nous entoure et sa logique car elle est tout sauf anarchique.
J'en parle comme d'un organisme qui se construit suivant une certaine logique, après à donner une volonté a cette organisme, pourquoi suit-elle une logique... j'en sais rien, grande question mystère et métaphysique impossible à résoudre, mais elle se pose quand même malgré tout, et je ne vois pas comment en parler autrement d’ailleurs, puisqu'il faut bien qu'on en parle il faut bien que je l'a nomme et que j'en donne une description sinon on ne parle de rien.
Après, comme tout organisme, nous sommes peut être un défaut et dans ce cas nous avons deux choix: soit détruire l'oraginsme dans lequel nous évoluons ce qui reviendrais a nous tuer et tuer toutes les autres espèces qui y vivent (c'est le chemin qu'on tente le plus à suivre), soit prendre possession de cette organisme en en changeant la logique tout en la maintenant en vie ce qui n'est pas évident mais pas impossible. Puisse que les différentes espèces survivent ensemble grâce a la lois du plus fort, en effet c'est parce que le lion a besoin de bouffer des gazelles et que les gazelles se font bouffer pas les lions que ces deux espèces continuent à vivre... c'est con et cruelle mais c'est la vérité, les lion c'est un carnivore, donc faudrait pouvoir le rendre végé, ou lui trouvé un substitut genre viande de synthèse et dans ce cas il ne vivrait plus de la même manière puisqu'il ne chasserait plus, cela changerait leur manière de vivre et il faudrait faire attention a ce que cela ne leur nuise pas. Quand au gazelle n'ayant plus de prédateur il faudrait réguler leur population par stérilisation ou contraception et là sa complique les choses, car on devra décider pour elle que certaine gazelle enfante ou non, ils ne seront donc pas vraiment libre.... disons que ça complique vachement les choses, moi je suis pour mais faudrait être très très très prudent et y aller très très très progressivement.
Enfin je sais pas si tu parlais d'un monde sans souffrance dans ce sens là. Nous sommes forcé de vivre dans un écosystème, c'est à dire selon une organisation logique, sinon la vie n'est pas possible. Une vie sans écosystème ce n'est pas possible... ce n'est pas logique en faite, ça n'a pas de sens en soit, c'est comme être un rein et dire qu'on veut vivre en dehors de tout organisme humain ou machine ou autre.... pas possible. Nous ne sommes pas nous-même des "écosystèmes" (dans ce sens) indépendant, tout comme la Terre n'est pas un écosystème indépendant puisqu'elle dépend de notre galaxie qui dépend de l'univers qui dépend de je ne sais pas quoi et ceux a l'infini ce qui nous dépasse largement). L'écosystème c'est ce qui organisme les multiple relation que nous avons entre espèces, éléments, de cette planète et qui crée un quelconque équilibre qui est moralement complétement neutre. Il n'y a pas de vie en dehors d'une organisation en faite, puisqu'il faut un minimum de stabilité ou organisation pour la rendre possible. Si tout change n'importe comment et quand, c'est-à-dire sans organisation, rien n'est possible si ce n'est un grand chaos qui ne permet rien si ce n'est le chaos lui-même qui dans ce cas est une organisation de désorganisation total qui s'organise de sorte a être désorganisé, on peut donc encore parler d'organisation mais le but étant la désorganisation ce n'est pas la même chose que notre écosystème, nos vie qui dépendent d'une organisation qui nous permet d'évoluer (positivement ou négativement).
Ce que tu souhaites détruire c'est cette logique de la lois du plus fort, logique que suis notre écosystème pour permettre une certaine harmonies entre les différents éléments qui y évoluent (le climat en faisans partie).
Ce que tu souhaites je crois c'est changer la façon dont notre écosystème organise "notre monde", ce qui n'est pas une mince affaire mais qui semble un projet plus que souhaitable et pourquoi pas envisageable, mais ce n'est pas l'écosystème en lui même qu'il faut détruire, mais il faut changer sa logique, ce qui permettrais à nos vies de continuer selon un équilibre, une organisation qui suis une logique mais qui suivrait une loi de la justice et non du plus fort. Nous vivrions dans un écosystème qui aurait changer d'organisation, de logique sans pour autant que la vie y soit anéantie.
Apèrs est ce qu'on en est capable, et est ce qu'il est possible dans changer la logique de notre écosystème sans la détruire et donc nous détruire, ça j'en sais rien, il est si complexe et fragile que ça parait impossible mais doucement pourquoi ne pas faire quelque essaie peut risqué pour voir, de toute façon c'est ce qu'on fait depuis longtemps sans s'en rendre compte.

En faite, pour être plus simple, ce que je veux dire c'est qu'en fait je pense que je suis d'accord dans le fond avec toi, dans le sens ou il me semble que tu fais une petite confusion entre "détruire notre écosystème", ce qui est non-logique a moins que tu veuilles qu'on meurt tous et "changer la logique de notre écosystème" ce qui ce comprend parfaitement quand on est mu par un profond sentiment de Justice. Enfin en toute logique et sans vouloir faire ma chieuse (enfin pas trop  ;)  )


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Re : Et les insectes dans tout ça ?
« Réponse #13 le: Dimanche 13 Mars 2011, 22:14:35 pm »
Je répondrais à ton long message par la traduction de l'anglais vers le français que je viens de terminer d'un article d'Alan Dawrst (traduction pas encore publiée sur son site car j'attends la relecture de plusieurs amis). Tu vas voir c'est très drôle car ce cours article parle notamment du lion et de la gazelle ou également de changer l'organisation de l'écosystème pour le rendre plus humain x)


Résumé. Ce papier a été rédigé suite à une invitation de la revue électronique Pensata Animal concernant la question de savoir si nous devrions interférer avec la prédation naturelle.
Je commence par une citation du livre River Out of Eden par Richard Dawkins (pages 131-132) :
Le montant total de souffrance par an dans le monde naturel dépasse l'entendement. Au cours de la minute qu'il me faut pour composer cette phrase, des milliers d'animaux sont mangés vivants, d'autres courent pour leur vie la peur au ventre, d'autres sont lentement dévorés de l'intérieur par des parasites ; des milliers de toutes sortes meurent de faim, soif et de maladies. [...] Dans un univers où règne les forces aveugles de la physique et les mécanismes de l'évolution, certaines personnes vont se blesser, d'autres personnes vont avoir de la chance, et vous ne trouverez aucune raison, aucune justice à cela. L'univers que nous observons possède précisément les propriétés que nous devrions en attendre s'il n'y a au fond aucun dessin ou modèle, aucun but, aucun mal ni aucun bien ; rien si ce n'est qu'une indifférence aveugle et impitoyable.
L'évolution favorise le succès de la reproduction plutôt que le bien-être individuel. Le résultat, comme l'économiste Yew-Kwang Ng le fait valoir dans son livre Towards Welfare Biology: Evolutionary Economics of Animal Consciousness and Suffering, est un monde dans lequel la plupart des espèces ont un grand nombre de petits qui n'atteindront pas la maturité (on compte des milliers parfois des millions d'oeufs par saison pour un seul individu d'une espèce donnée). Et même pour les survivants, la vie implique une lutte constante pour trouver assez de nourriture, éviter les prédateurs et vaincre la maladie et les blessures pendant quelques brèves années (ou mois) avant de terminer dans la gueule d'un prédateur ou terrassé par un parasite. La douleur est un puissant outil de motivation et l'évolution n'a aucun scrupule à l'utiliser au maximum pour arriver à ses fins.
L'espèce humaine se trouve dans une position inédite parmi les autres espèces sur Terre et peut-être dans le cosmos. Tout d'abord, nous faisons l'expérience des hauts et bas émotionnels et des douleurs et plaisirs qui accompagnent la vie animale en général. Nous sommes nous aussi des sous-produits de l'évolution.
Deuxièmement, les humains ont une capacité d'empathie - nous sommes capables de comprendre les états cognitifs et émotionnels d'autres organismes et d'y répondre comme si nous faisions face à ces pensées et sentiments nous-mêmes. Bien que cette caractéristique est partagée par d'autres espèces, elle ne semble pas être une conséquence inévitable du processus évolutif et son apparition est probablement très rare dans la nature.
Enfin, contrairement à d'autres espèces capable d'empathie, les humains ont à leur disposition (ou sont occupés à développer) des outils technologiques leur permettant, par exemple, d'acquérir des aliments et de lutter contre les ennemis, mais aussi de directement agir sur le processus évolutif lui-même. Cela pourrait à terme nous permettre de modifier les substrats neuronaux de l'émotion, nous autorisant à réduire la sensation de souffrance, peut-être même à la remplacer par ce que le philosophe David Pearce a appelé "les gradients de bien-être". Et même si cela devait s'avérer impossible, les humains peuvent au moins réfléchir aux implications de leurs choix - au sujet des changements environnementaux sur Terre et, spéculativement, au sujet de la dispersion de la vie sur d'autres planètes - quant à la souffrance (et au plaisir) qui sera vécue par les organismes concernés.
Je pense que nous avons l'obligation morale d'utiliser cette position inédite que nous occupons dans l'histoire de la vie pour essayer de remplacer de notre mieux les processus évolutifs - qui mettent surtout l'accent sur le succès de la reproduction - par une approche plus humaine qui mettrait l'accent sur ce que ressentent les organismes vivants. Cela signifie, à un moment donné, qu'il faut changer drastiquement le monde naturel et son organisation en vue de réduire les souffrances que tant de ses habitants subissent au quotidien.
Je ne pense pas que la réponse soit de museler les lions pour qu'ils ne puissent plus manger la gazelle. Une intervention naïve de ce type est susceptible de causer au final plus de mal que de bien : il y aura surpopulation des animaux-proies au bout d'un moment, menant à une terrible famine. En outre, ce genre d'intervention se préoccupe surtout des grands mammifères, plus visibles, et exclut des petits animaux comme les souris, grenouilles, poissons, et surtout les insectes qui - s'ils sont sensibles - sont vraisemblablement porteurs de la quasi-totalité de la souffrance sur cette planète. Si l'homme veut contribuer à améliorer le quotidien de la faune de façon significative, il doit adopter une approche plus profonde, celle qui exige davantage de savoir et une plus grande capacité technologique, deux choses qui nous font encore trop défaut.
Qu'est-ce que tout ceci implique pour les défenseurs des animaux ? Je pense que la chose la plus importante que nous puissions faire est de promouvoir l'idée que la souffrance animale dans la nature est un grave problème éthique qui mérite notre attention. Cancer, paludisme, violences sexuelles, dépression sont les résultats naturels des processus évolutifs, ce qui ne nous empêche pas de les considérer comme mauvais et de les combattre ; nous devrions encourager les gens à réaliser que les cruautés que la nature inflige à ses habitants non humains sont tout aussi éthiquement insupportables - voire peut-être bien plus inacceptable encore que le reste, puisque le nombre d'organismes non humains touchés est considérablement plus élevé que le nombre d'êtres humains sur Terre. En écrivant des articles et des messages sur les forums, en discutant avec des militants et des philosophes, en tenant des conversations publiques, les défenseurs des animaux peuvent contribuer à rendre le sort des animaux sauvages une priorité morale de premier plan capable de guider l'innovation technologique, ainsi que de veiller à ce que les plaisirs et les douleurs de ces animaux soient prises au sérieux avant que les humains ne s'engagent dans des actions qui pourraient accroître le nombre d'organismes vivants sur Terre. Je pense que ne pas agir pour aider nos semblables à l'état sauvage serait une grave erreur. Ce serait ignorer cette possibilité incroyable que nous avons de remplacer cette nature aveugle, sans pitié et indifférente par le meilleur de ce que l'empathie humaine peut offrir.

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Re : Et les insectes dans tout ça ?
« Réponse #14 le: Lundi 14 Mars 2011, 10:47:40 am »
Je ne connaissais pas cet auteur, c'est très intéressant cette éthique des espèces sauvages (petites et grandes), il a écrit d'autre article là dessus ?
(encore une fois c'est bourré de faute mon truc.... :o )