Auteur Sujet: cantine et non stigmatisation...  (Lu 420 fois)

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cantine et non stigmatisation...
« le: Mercredi 04 Septembre 2019, 15:37:21 pm »
Mon petit dernier a fait sa première rentrée à l'école cette semaine. Il mange à la cantine. Mon petit dernier est pesco-végétarien (pression familiale et du pédiatre pour qu'il mange un peu de poisson...). Sur le formulaire de cantine, je précise cela et demande à ce qu'on ne le force pas à goûter la viande. Je reçois un appel d'une personne de la cantine qui me demande s'ils doivent lui proposer du poisson à chaque repas pour remplacer la viande .  :-[ Bon je ne fais pas d'ironie sur la suggestion et reste pédagogue... Je dis que certes il mange du poisson  une à deux fois par semaine mais que si on lui en propose tous les midis , il va se lasser. J'explique que s'il y a un féculent, une légumineuse, cela ira très bien puisqu'on n'est pas obligé d'avoir des protéines animales à chaque repas et là je sens que je "perds" la personne, qu'elle "décroche". Bon, je me dis "Sophie, c'est pas grave, centre toi sur l'essentiel". Elle finit par me dire qu'ils lui proposeront un petit bout de viande à chaque fois et qu'on verra bien  :(  Je lui dis que je n'y suis pas favorable et que je préfère qu'on attende qu'il demande à y goûter pour le lui en servir. Je ne suis pas du tout certaine d'avoir été entendue.  ???
Juste avant, j'ai eu une conversation avec mon aîné de 21 ans qui m'a dit que j'étais intolérante que j'imposais mon végétarisme à son petit frère et j'ai eu beau m'en défendre, je me suis sentie mal et l'opposé de mes valeurs. :(

Hors ligne Ikkyu

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Re : cantine et non stigmatisation...
« Réponse #1 le: Jeudi 05 Septembre 2019, 12:04:35 pm »
Bonjour Sophie,

Je te trouve plutôt prévenante et modérée dans ta demande "qu'on ne le force pas à goûter la viande". Le contraire serait violent.
Tu admets même qu'on puisse lui en présenter s'il demande à en goûter.

Tu élèves ton enfant en essayant lui transmettre une éthique et des valeurs qui te semble bonnes en composant avec l'environnement institutionnel, en n'hésitant pas à remettre en cause tes principes éducatifs et avec bienveillance. Je ne sais pas ce qu'est être un bon parent, mais ça y ressemble...
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Hors ligne Sophie du moulin

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Re : cantine et non stigmatisation...
« Réponse #2 le: Jeudi 05 Septembre 2019, 14:28:23 pm »
Merci Ikkyu. Ca m'aide un peu à prendre du recul.
Ce qui m'embête c'est que mon fils aîné a dit que  c'est extrémiste de demander à ce qu'on ne lui propose pas de goûter de la viande et que mon idéal serait qu'il ne soit pas entouré d'enfants qui mangent de la viande pour ne pas tenté de se conformer tant qu'il n'est pas en âge de décider en ayant toutes les connaissances nécessaires. Il me disait qu'en fait si j'étais vraiment tolérante, à son âge, je me contenterais de le laisser décider en fonction du goût, s'il aime ou n'aime pas , point barre puisqu'il n'est pas en âge de comprendre le lien entre le bien être animal et le fait d'en manger. Moi je ne suis pas tout à fait d'accord parce que je pense que tous les jeunes enfants comprennent vite se lien mais qu'on les "désensibilisent" et que pour se conformer au "groupe", à ce qu'on attend de nous, on finit par mettre de la distance. Donc ensuite il faut effectivement un raisonnement intellectuel mature pour revenir en arrière et cela m'embête.
Et puis le fait de devoir me justifier, de devoir préciser, j'ai le sentiment d'être l'enquiquineuse et je ne veux pas ni qu'on me stigmatise ni qu'on stigmatise mon fils, alors du coup je suis obligée de faire de gros gros compromis et pourtant, je passe pour l'extrémiste!  :(

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Re : cantine et non stigmatisation...
« Réponse #3 le: Jeudi 05 Septembre 2019, 15:11:36 pm »
Bonjour
Ton fils, même à 21 ans à l'air encore bien jeune. Il a des réactions à la va-vite de l'adolescence !

Tu peux tout à fait lui faire les remarques suivantes :
Si tu étais juive, tu imposerais ton judaïsme a ton enfant. La pratique religieuse et les restrictions alimentaires qui vont avec.
Si tu étais contre la télé, ou contre les moyen de communication moderne, tu imposerais à ton fils une vie sans télé et sans écran.
Si tu étais fan de gymnastique, de piano ou de tennis, tu imposerais peut-être à ton fils une vie centrée sur ces activités.
Si tu était contre l'école telle qu'elle est tu lui imposerais l'école à la maison.

Tous les parents imposent des choses à leurs enfants, au nom de leur religion, leurs valeurs, leurs loisirs.

Et si tu étais une "française moyenne", tu lui imposerais de la viande 2 fois par jour, la télé plusieurs heure par jour, l'école publique, la grasse matinée le dimanche matin...
Ce n'est pas parce que cela correspond à la norme que ce n'est pas imposé.

Si on suit ton grand jusqu'au bout, il faudrait aussi proposer à ton fils des sauterelles, du serpent ou du chien. Il y a des tas de pays où on en mange après tout. Et, après tout, du soja ou du seitan, on en mange en Asie.

Et, la société impose actuellement à tous les enfants de manger de la chaire animale tous les jours. Ils sont guidés par une simple croyance que c'est impossible de vivre (ou de vivre bien) sans cela. Comme quelqu'un qui impose une religion ou un autre mode de vie.
La différence c'est que c'est bien partagé, donc ça ne se voit pas. Et que peu de personnes savent que c'est une croyance, pas un fait.
Le médecin et la dame de la cantine sont, eux-aussi dans cette croyance. C'est pour cela qu'ils sont mal à l'aise.

Bon courage pour la suite, parce que la cantine, c'est compliqué...
"Il se pourrait que <le végéta*isme> soit l'un des mouvements sociaux les plus responsables de la planète. Et, à la réflexion, le conditionnel n'est pas de rigueur"
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Re : Re : cantine et non stigmatisation...
« Réponse #4 le: Jeudi 05 Septembre 2019, 17:50:32 pm »
Bonjour
Ton fils, même à 21 ans à l'air encore bien jeune. Il a des réactions à la va-vite de l'adolescence !

Tu peux tout à fait lui faire les remarques suivantes :
Si tu étais juive, tu imposerais ton judaïsme a ton enfant. La pratique religieuse et les restrictions alimentaires qui vont avec.
Si tu étais contre la télé, ou contre les moyen de communication moderne, tu imposerais à ton fils une vie sans télé et sans écran.
Si tu étais fan de gymnastique, de piano ou de tennis, tu imposerais peut-être à ton fils une vie centrée sur ces activités.
Si tu était contre l'école telle qu'elle est tu lui imposerais l'école à la maison.

Tous les parents imposent des choses à leurs enfants, au nom de leur religion, leurs valeurs, leurs loisirs.

Et si tu étais une "française moyenne", tu lui imposerais de la viande 2 fois par jour, la télé plusieurs heure par jour, l'école publique, la grasse matinée le dimanche matin...
Ce n'est pas parce que cela correspond à la norme que ce n'est pas imposé.

Si on suit ton grand jusqu'au bout, il faudrait aussi proposer à ton fils des sauterelles, du serpent ou du chien. Il y a des tas de pays où on en mange après tout. Et, après tout, du soja ou du seitan, on en mange en Asie.
Et bien figure-toi que c'était à peu de choses près mes arguments, sauf que pour lui être ouvert et bienveillant c'est justement ne pas imposer ses croyances. Il est vrai que je n'ai pas imposé mes croyances à mes enfants puisque je n'en parle que très peu. Et pour les habitudes culturelles, il me dit que justement , en faisant autrement que comme ce qui se fait dans ma culture, je stigmatise son petit frère.  :(
Et pour ce qui est du fait qu'on laisse la plupart des gens dans l'ignorance, il me dit que ce n'est que quand il sera grand qu'il s'en rendra compte, que je ne peux pas  aller à l'encontre de ce que les gens ne veulent pas savoir...donc voilà. :(

Hors ligne Ikkyu

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Re : cantine et non stigmatisation...
« Réponse #5 le: Vendredi 06 Septembre 2019, 10:42:04 am »
Cela revient à dire qu'il faudrait reproduire "bêtement" les traditions de nos parents.
Le recours aux châtiments corporels étaient (sont?)  fréquents. Cela ne choquait personne il y a une génération ou deux, c'était culturel. Doit-on perpétuer la traditions avec nos enfants ?

Et puis, il n'y a pas une culture mais des cultures
Mes parents étaient "gentiment" moqués par leur famille parce qu'ils avaient inscrits leurs "garçons" à la musique car au fond, cela ne correspondait dans leur culture ni à leur niveau, ni à notre genre. Nous ont-ils stigmatisés en nous ouvrant à un autre type de culture ?

Le choix de ne pas manger d'animaux est profondément éthique. Nous vivons également dans une société patriarcale. Dois-t-on élever nos enfants dans cette lignée en attendant qu'ils s'en rendent compte par eux-mêmes quand ils seront grands ?
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Re : cantine et non stigmatisation...
« Réponse #6 le: Vendredi 06 Septembre 2019, 14:08:15 pm »
Bonjour Sophie,

Mon fils a maintenant 4 ans, il est végétalien de naissance (à part quelques exceptions concernant les gâteaux et biscuits contenant des œufs).
Pour la cantine, on s'est arrangé avec le périscolaire pour que nous lui fournissions son repas dans une glacière tous les jours. On lui sert donc un repas maison tous les jours à la cantine, il n'est pas pour autant "stigmatisé" par les autres (enfants ou adultes). Mon fils a également compris pourquoi nous ne mangions pas d'animaux, nous lui avons expliqué avec des mots bien choisis pour qu'il comprenne notre point de vue sans pour autant le choquer. Il faut faire confiance à l'intelligence des enfants à partir du moment ou on adapte son discours en fonction de son âge (pas toujours évident à faire). Je préfère que mon fils soit informé et qu'il prenne plus tard ses décisions en toute connaissance de cause, plutôt qu'il apprenne la vérité comme moi à 33 ans. J'aurais voulu qu'on m'explique bien avant cet âge tout ce que je sais maintenant.

Il faut également bien comprendre que jusqu'à l'adolescence (ou un peu avant, en fonction de sa maturité), on "impose" à son enfant des choix car il n'est pas forcément apte à les faire pour lui-même.
Tu peux retourner l'argument de ton aîné en lui expliquant que les gens qui font manger de la viande à leurs enfants les y obligent, sans leur laisser le choix. Les gens qui pratiquent un culte obligent leurs enfants à faire de même, ceux qui refusent les écrans également. Chacun fait en fonction de ce qu'il pense être le mieux pour ses enfants, on ne peut pas reprocher à quelqu'un de vouloir faire ceci. Le goût n'est pas un argument valable puisque dans ce cas on pourrait manger ses propres congénères dont le goût ne doit probablement pas beaucoup différé de celui du cochon. Pourtant, et heureusement, pour des raisons morales et juridiques, nous n'avons pas le droit de le faire.

Il y a cependant une différence: avoir un sens de l'éthique très développé n'est pas une "croyance". Ne pas vouloir la souffrance d'autres formes de vie que celle de son espèce repose sur des arguments très concrets, confirmés par la science (Déclaration de Cambridge sur la conscience, etc...). On peut croire en un dieu quelconque sans pour autant avoir la moindre preuve, mais la conscience chez la plupart des animaux est fortement probable selon de récentes découvertes scientifiques. Tout comme il est maintenant établi que l'on peut vivre sans problème de santé en ne mangeant aucun produit d'origine animale (lire la position de l’Académie de nutrition et de diététique américaine sur le végétarisme et végétalisme), depuis que l'on sait synthétiser la vitamine B12 par culture bactérienne.


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Re : Re : cantine et non stigmatisation...
« Réponse #7 le: Vendredi 06 Septembre 2019, 18:00:29 pm »
Je préfère que mon fils soit informé et qu'il prenne plus tard ses décisions en toute connaissance de cause, plutôt qu'il apprenne la vérité comme moi à 33 ans. J'aurais voulu qu'on m'explique bien avant cet âge tout ce que je sais maintenant.


Salut Herlcok (j'adore ce pseudo)
Ca sort un peu du sujet , mais cette phrase m'as interpellée.
Qu'as-tu découvert réellement à 33 ans ?  J'imagine que tu savais qu'on tuait les animaux pour les manger ?

Je pose la question, car j'aimerais comprendre ce qui se passe dans la tête des gens qui mangent de la viande quotidiennement.

J'explique un peu mon cheminement, pour me faire comprendre.
Petite, j'ai réalisé vers 4 ans que la viande était un animal mort. Je ne voulais plus en manger, mais, mes parents, en toute bonne foi, m'ont obligé sans vraiment m'expliquer quoique ce soit. Sans doute m'ont-ils dit que c'était indispensable pour être en bonne santé car j'ai longtemps eu cette croyance.

Par la suite, je n'ai jamais beaucoup aimé la viande et je me disais qu'un jour je deviendrais végétarienne. J'avais aussi entendu parler du végétalisme, mais je pensais que c'était dangereux pour la santé.

Vers un trentaine d'année j'ai réalisé de moi-même que, pour avoir du lait, il fallait que la vache ait au moins un veau. Et que, comme on n'en faisait rien il fallait le tuer. Çà m'a désespérée, car j'aimais beaucoup le lait et le fromage. J'ai pensé : "Si un jour je suis végétarienne, il faudra que j'arrête aussi le lait"
Par la suite, mon conjoint, fils d'agriculteur m'a révélé qu'il fallait un veau tous les ans pour maintenir la lactation à un niveau rentable.  :'(

Et puis, il y a un peu plus d'un an et demi, la lecture qui a tout déclenché. Quand j'ai découvert le poids environnemental de la viande je me suis dis qu'il fallait que j'arrête. Je me suis alors renseignée. J'ai découvert qu'on pouvait vivre végétalien, que la production des oeufs engendrait les même massacre que celle du lait, que nous étions en train de pêcher tous les poissons...

Et toi, pourrais-tu nous en dire un peu plus ?  Si tu veux, bien sûr...
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Re : Re : cantine et non stigmatisation...
« Réponse #8 le: Samedi 07 Septembre 2019, 12:07:03 pm »
Cela revient à dire qu'il faudrait reproduire "bêtement" les traditions de nos parents.
Le recours aux châtiments corporels étaient (sont?)  fréquents. Cela ne choquait personne il y a une génération ou deux, c'était culturel. Doit-on perpétuer la traditions avec nos enfants ?

Et puis, il n'y a pas une culture mais des cultures
Mes parents étaient "gentiment" moqués par leur famille parce qu'ils avaient inscrits leurs "garçons" à la musique car au fond, cela ne correspondait dans leur culture ni à leur niveau, ni à notre genre. Nous ont-ils stigmatisés en nous ouvrant à un autre type de culture ?

Le choix de ne pas manger d'animaux est profondément éthique. Nous vivons également dans une société patriarcale. Dois-t-on élever nos enfants dans cette lignée en attendant qu'ils s'en rendent compte par eux-mêmes quand ils seront grands ?
Merci Ikkyu , tes exemples m'aident effectivement à voir que mon choix n'est une simple conviction personnelle mais l'espoir d'un monde meilleur et en ce point c'est tout à fait respectable.

Herlock, je suis d'accord que ce n'est pas une simple croyance et mon fils l'entend mais le souci c'est que pour lui l'animal est de toute manière inférieur à l'humain et donc à partir de là forcément selon lui j'impose ma vision de non supériorité de l'humain à mes enfants. C'est une chose de prouver que les animaux ressentent la douleur, le stress, etc... C'en est une autre de prouver que c'est inhumain de s'octroyer des droits de vie et de mort sur les animaux.
Merci pour ton témoignage. Je ne me sens malheureusement pas à l'aise avec l'idée de demander à ce que mon fils prenne un repas que nous lui aurons préparé parce que j'ai peur justement de passer pour la "casse-pied" et aussi parce que je ne sais pas comment le vivrait mon fils qui est un enfant particulier , qui a du mal à gérer les changements , les frustrations. Je sais qu'il dit à la cantine qu'il ne mange pas de viande. Ca s'emmêle un peu dans sa petite tête parce qu'il dit: "moi je ne mange pas de viande, je ne suis pas végétarien!"  :D Après tout pour le moment il sait l'essentiel, à savoir que je ne mange pas de viande que son père en mange peu, que lui n'aime pas puisqu'il a déjà goûté et que je n'en mange pas parce que je ne veux pas manger des animaux. Les histoires de végétarisme ou non c'est bon pour les grands.  ;) 
Mon quatrième enfant qui a 8 ans a une vision des choses qui me plait bien. Il dit qu'il mange un peu de viande parce que c'est bon mais cela lui fait un peu de peine quand il pense aux animaux et il dit qu'il comprend que je n'en mange pas et que quand il sera cuisinier et qu'il aura son restaurant, il y aura un menu végétarien et que les végétariens auront de quoi se faire plaisir.  :)

Datelimite. Je me retrouve aussi beaucoup dans ton cheminement.  :)