Auteur Sujet: végétalisme... et après ?  (Lu 172 fois)

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végétalisme... et après ?
« le: Vendredi 06 Décembre 2019, 10:16:49 am »
Au début de ce siècle, suite à la lecture de documents d'une association de lutte contre l'élevage industriel (P.M.A.F., que j'ai quittée depuis), je me suis engagé à arrêter l'alimentation carnée. Difficile pour quelqu'un qui aimait la viande...
Depuis, j'ai arrêté aussi les produits laitiers (toujours pour ne plus nourrir cette industrie néfaste). Et j'ai rejoint une propriété familiale à l'abandon. Dans la Somme. Marre de devoir vivre comme tout le monde, soit : gagner assez d'argent pour payer mes charges. Au risque de faire des choses peu intéressantes, voire méprisées par certains.
Pourquoi ? Pourquoi déconnecter son alimentation du reste ?
Je ne peux plus rester au milieu du gué... et donc j'ai décidé de lier végétalisme et autonomie, soit : développer un potager, mais aussi utiliser le plus possible de matériaux tirés de la propriété pour réhabiliter les bâtis, et vivre sans devoir acheter sans cesse...
Mais le pendant de l'autonomie est l'échange. C'est là où ça coince ! Mes congénères locaux ont la tête dans le sac, et s'accrochent, aveuglés, à la société de consommation, malgré ce que l'on sait aujourd'hui de ses méfaits.
Pourtant il nous faut se désintoxiquer de ce mode de vie. Et remplacer l'objet par la pensée, l'intention et l'action commune. Par exemple : j'ai des arbres qui me posent problème, mais personne pour m'aider à les abattre...!
J'aimerais, en lançant ce sujet, nous interroger sur le sens de notre végétalisme. Car l'empathie envers les animaux (frustrante car restrictive, avouons-le) ne peut constituer à elle seule une réponse aux défis de ce siècle.
Il faut aller plus loin donc. Et d'abord s'interroger : quel sens donner au travail que je fais ? Ne suis-je pas en train de me perdre en vendant mon temps à des décideurs peu soucieux de mon bien-être ? Est-ce inévitable ?
Quels achats et services me sont indispensables ? Lesquels pourrais-je obtenir par mes propres moyens et ceux des individus qui partagent ma philosophie ? Comment appréhender l'empreinte carbone : que puis-je faire pour être à la hauteur des enjeux actuels ? Puis-je rester sympathisant du mieux-disant environnemental et garder un mode de vie basée sur la consommation ?
En gros : comment sortir de notre hypocrisie, ou de notre schizophrénie, voulant ménager la chèvre et le choux ?
J'aimerais enrichir ma réflexion, la refondre même socialement. Pour ne plus être seul. Et que chacun partage sur cette révolution culturelle que j'appelle de mes vœux. Et que de celle-ci naisse des initiatives concrètes.
Ne restons pas au stade de la réflexion (spécialité française d'intellectualiser à tout va, sans déboucher sur du concret). En 2007, j'ai créée le premier S.E.L. social français, qui s'est écrasé sur le mur politicien local, mais pas seulement, car il y a eu aussi une lutte de pouvoir interne. Dommage.
Je fais une première proposition : j'ai besoin d'une personne pour abattre quelques arbres. Je propose à qui peut de venir ici pour m'aider.
C'est du concret. Qui permettrait aussi d'échanger intellectuellement.

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Re : végétalisme... et après ?
« Réponse #1 le: Samedi 07 Décembre 2019, 18:24:23 pm »
j'ai des arbres qui me posent problème, mais personne pour m'aider à les abattre...!
Drôle de façon de préserver l'environnement..

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J'aimerais, en lançant ce sujet, nous interroger sur le sens de notre végétalisme. Car l'empathie envers les animaux (frustrante car restrictive, avouons-le) ne peut constituer à elle seule une réponse aux défis de ce siècle.
Et bien l'écologie, pour qu'on s'asphyxie moins rapidement dans notre caca, notre propre santé.. Vouloir survivre ça a du sens non?

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Puis-je rester sympathisant du mieux-disant environnemental et garder un mode de vie basée sur la consommation ?
Oui. Il y a différents niveaux de consommation et manières de consommer.
Il faut sublimer la richesse locale. Bon la Somme, c'est pas terrible, surtout pour faire pousser des mangues, mais les patates, les pommes, c'est faisable.

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Re : végétalisme... et après ?
« Réponse #2 le: Samedi 07 Décembre 2019, 19:49:07 pm »
As-tu déjà du terrain, avec des arbres ? J'ai un bouquet d'arbres morts ; l'hiver dernier, un tronc assez  imposant est tombé. La voisine m'a fait part de ses craintes ; et elle a raison...

Et bien l'écologie, pour qu'on s'asphyxie moins rapidement dans notre caca, notre propre santé..  Oui, mais l'écologie ne se résume pas au caca des vaches...
Vouloir survivre ça a du sens non? Je n'en suis pas sûr. Je ne pense pas à ma survie, mais à vivre selon une éthique personnelle.
Et tu penses vraiment que nous pourrions empêcher l'effondrement à court terme ?

Ton potager/verger n'est pas très fourni. Le mien comprend légumes (aïl, persil, choux, navets, poireaux, carottes, pommes de terre, betteraves rouges, blettes, ciboulette, thym, , radis noir), fruits (fraises, framboises, tomates, noix, noisettes, rhubarbe, prunes, raisin, pommes) ; sans oublier les plantes 'spontanées' (consoude, ortie, lierre terrestre, primevère, lamier blanc, pissenlit) bien utiles au printemps avant les plantes semées/plantées.