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Messages - Lise24

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Merci pour ton retour Papasteph37😊 j'ai bien peu de certitudes dans la vie, mais celle-ci est effectivement profonde.

Pout te répondre, il me semble que sur ce point comme sur tous les autres, je donnerai à mes enfants les clefs, mais ce sera ensuite à eux d'ouvrir les portes. L'essentiel pour moi est de leur donner une éducation fondée sur le respect de toute vie. La curiosité naturelle qu'ils pourraient éprouver en grandissant, ou le manque d'intérêt qu'ils accorderaient de leur propre chef à cette cause, je n'en serai pas responsable... Ce sera leur décision, mais voilà, tout est dans le terme "décision". Je veux qu'ils puissent la prendre en leur âme et conscience, en tant qu'individus éclairés.

Quant à ce que sera ma réaction, sur la façon dont je le vivrai, j'ai bien du mal à l'anticiper...

Puis-je me permettre de te demander si tu as déjà été amené dans ton expérience personnelle à prendre position sur ces questions ?

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Et merci pour ta réponse  O:-)

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Bonsoir Papasteph37,

Si jamais cela s'avérait impossible comme tu le supposes, alors je n'aurai pas d'enfants avec lui. Dans un couple on est certes amenés à abaisser son niveau d'exigences sur de nombreux points, c'est inévitable. Mais ce choix est impératif pour moi.
Quant à ta question finale sur le choix entre les convictions ou le bonheur ... Je ne serai pas épanouie et satisfaite sans respect de mes convictions. Elles font réellement partie de moi. Je n'estime pas "qu'être heureuse" signifie obligatoirement faire survivre le couple, au détriment de mes convictions profondes. Dans la balance, les valeurs alimentaires de mon ami, que tu évoques, ne font pas le contrepoids. Alors oui, ça fait que je place ici les miennes avant celles de mon ami.
Si le couple doit prendre fin, je serai très malheureuse, je n'imagine même pas, comme je l'ai dit, ma vie sans lui. Mais je ne m'embarquerai pas dans l'aventure de ma parentalité, engageante sur toute une vie, sans certitude du respect de ce choix.
Après, avec mon ami, nous avons d'autres points de divergence, qui ne concernent pas le végétarisme, et méritent également réflexion, mais c'est ce point qui intéresse ici la discussion.

Bonne soirée 😊

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Bonjour Papasteph37,

Je te réponds avec plaisir 😊
C'est important pour moi pour trois raisons.

Tout d'abord il me semble que je ne pourrai inculquer à mes enfants le respect absolu de tout être vivant, tout en leur faisant consommer des cadavres d'animaux...
Pour moi respect des autres = respect de leur vie avant tout.

Ensuite, parce que de mon point de vue c'est un choix que l'on doit faire lorsque l'on est conscient de ce que l'on ingère : manger des animaux doit pouvoir se faire en toute conscience de l'acte et de ce qu'il implique.

Enfin, moi-même j'ai consommé des animaux toute mon enfance, et je me suis désolée de n'avoir pas été éveillée plus tôt à ce que cela impliquait.

Je suis curieuse d'avoir d'autres opinions sur le sujet !

Sinon, pour ce qui est de mon impulsion de convaincre les autres, effectivement j'ai conscience que ma démarche est contre-productive. À force d'arguments et de discussions plus ou moins tendues, la pensée de ma mère est néanmoins parvenue à évoluer (cela lui a pris 8 ans). J'en ai été très heureuse, elle est désormais végétarienne alors qu'elle n'était pas du tout dans cette culture.
Mais avec mon ami, l'enjeu est différent et j'ai vraiment le sentiment que cela ne se passera pas ainsi. Je l'ai braqué, même les choses les plus évidentes comme le foie gras ou les jeunes animaux, il ne les a pas intégrées. J'ai sans doute été trop virulente- c'est un débat qui me passionne tant.

En tout cas, j'essaie depuis quelques jours d'appliquer vos conseils et de ne plus m'immiscer dans le choix alimentaire de mon ami. Je pense que nous allons continuer à manger végétarien à la maison, tant que j'accepterai de faire les repas du moins, mais j'essaie de ne plus faire de remarques sur ses choix à l'extérieur. Je trouve néanmoins les repas dans sa famille fort pénibles (2 à 3 fois par mois), car ils n'ont absolument aucune sensibilité de ce côté là, et je m'y sens bien seule.

Je poursuis ma réflexion...

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Bonjour à vous trois qui avez eu la gentillesse de me répondre. J'ai lu attentivement vos réponses et ai pris le temps de les "digérer", de méditer dessus.

FobaBett, je trouve cela génial que tes proches aient sauté le pas d'eux mêmes, en leur âme et conscience. Je manque de maturité vis à vis de cela : je conscientise que, comme tout choix, le végétarisme est une affaire de conviction personnelle... Mais je ne peux m'empêcher d'essayer de convaincre lorsque je vois mon copain parler des steaks, big mac et autres comme de la 7e merveille du monde, alors que j'y vois comme tu le dis si bien, un cadavre.
Je sais que je devrais être plus pondérée, plus tolérante, puisqu'après tout je ne suis pas responsable de cela et que chacun doit vivre sa vie comme il l'entend. Mais c'est dur. Je vais essayer d'y travailler. Merci en tout cas de ton partage d'expérience.

Sylvestre, effectivement la situation me pèse, pour mon ami en revanche ce n'est absolument pas un problème du moment que je ne "l'embête pas avec ça". Sauf que j'ai bien du mal à m'en empêcher... C'est un garçon sympa, très rationnel, qui manque très certainement d'empathie, mais c'est sa nature. J'espère qu'un jour il placera la vie au dessus de son plaisir gustatif, mais j'en doute. Ton message néanmoins m'offre la satisfaction de savoir que cela arrive.

Papasteph37, je te remercie pour ta réponse pleine de bon sens et inspirante. J'ai pleinement conscience que l'expression de ma révolte et que les tentatives d'influence que j'exerce sont contre-productives puisque rarement pacifiques. C'est un sujet qui me prend aux tripes, je deviens virulente et juge lorsque je l'aborde... Je me calme avec le temps, mais j'ai probablement été trop vive par le passé, ce qui a construit un mur qui nous empêche désormais d'en discuter, et qui provoque chez mon ami un rejet.
En fait, je me rends compte que ce qui me gêne vraiment, au delà du fait qu'il est acteur indirect du massacre, c'est que c'est un mec bien sur plein d'autres sujets, un gars très rationnel qui adore les chiens... Mais qui n'a aucune réflexion sur ce sujet qui domine les miennes. Et pour le coup, je sais que s'il s'oppose au végétarisme de futurs éventuels enfants, ce sera un problème irrémédiable.
Enfin, quoi qu'il en soit, je souhaite m'imprégner de tes paroles qui me semblent très sages et ouvrent des pistes de réflexion.
Je suis heureuse de m'être confiée ici car je me rends compte à quel point depuis toutes ces années, je manque de points de vue d'autres végétariens et de ce partage d'opinions.

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Végétarisme et vie familiale / Omni + végé : projet de vie familiale impossible
« le: Dimanche 07 Octobre 2018, 14:20:03 pm »
Bonjour !

Premier message pour moi, et j'aborde un sujet qui est plus que problématique pour moi. Merci de ne pas me juger, je suis comme je suis, si je pouvais penser différemment ce serait plus simple.

Je suis végétarienne depuis 9 ans. Je suis en couple depuis 8 ans. Le début de l'âge adulte, les études, on les a traversés sans que notre différence de choix alimentaire ne pose un problème insurmontable, bien qu'il ait souvent été source de conflits (de mon côté, je l'admets).
Sans éprouver d'amour particulier pour les animaux, j'ai en horreur l'idéologie qui conduit les hommes à les faire naître pour les faire mourir et les ingérer sans en avoir besoin. Je suis antispéciste quoi. Un point de vue que mon ami ne partage pas foncièrement. Il reconnaît que ce qu'on fait aux animaux n'est pas glorieux, mais "la viande c'est trop bon".
Bien évidemment j'ai essayé de l'amener à devenir végétarien mais c'est un choix qu'il n'a pas et ne fera jamais : sa famille et ses amis sont carnivores convaincus, et même s'il le voulait je pense qu'il n'assumerait jamais l'idée que j'aie pu l'influencer.

Depuis un an on a trouvé le compromis suivant : c'est moi qui cuisine, en échange de quoi on ne fait pas de viande ni de poisson à la maison. Un compromis qui m'a réjoui au début, mais qui me laisse sur ma faim malgré tout, car c'est une charge pour moi.

Mais le souci majeur qui m'amène à vous parler aujourd'hui est le suivant : le moment est venu où on va bientôt quitter notre petit studio parisien, et faire nos choix de vie. On cherche tous les deux du boulot, moi je veux quitter la région parisienne, donc projet déménagement en vue.
Dans les cinq ans qui viennent, l'idée de concevoir des enfants ensemble est probablement amenée à se concrétiser.

Mais voilà... Convaincue comme je le suis de l'importance du respect de tout être vivant, je donnerai à mes enfants une alimentation végétarienne. J'y tiens absolument. Ils feront plus tard leur propre choix, mais je tiens à ce que cette valeur leur soit fondamentale.
Pour mon ami, c'est l'inverse qui devrait se faire : leur faire manger des animaux puis plus tard leur laisser le choix. Il m'a dit "Au pire, tu leur donneras ce que tu veux, mais s'ils voient papa manger de la viande et qu'ils en veulent, je leur donnerai". "Et à la cantine tu comptes faire comment ? Ils verront leurs camarades manger du steak pendant qu'ils mangeront du riz?".
Voilà. C'est une différence fondamentale entre nous, deux sons de cloche trop importants, et j'en suis arrivée à un point où je pense qu'elle peut séparer nos chemins. Pourtant on a construit ensemble une relation, je suis très attachée à lui, et l'idée de la séparation est extrêmement douloureuse, je ne vois pas comment je pourrais vivre sans lui.
Et si je fais du végétarisme un critère de relation amoureuse , qui sait si le célibat ne sera pas ensuite mon compagnon de vie pour longtemps... Je suis en train de réfléchir à cela.

Je vous confie ces détails personnels, parce que je n'ai personne à qui me confier sur ce sujet, sur cette sensibilité extrême à la vie, qui me pousse à faire des choix jugés extrêmes.
Tous vos conseils ou témoignages sont bons à prendre... Ça m'a déjà fait du bien d'écrire tout cela. Merci de m'avoir lue

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